REFLEXION

ORAN : Des classes surchargées



ORAN : Des classes surchargées
Le taux de réussite exceptionnel, 83,86% cette année à Oran dans l’examen du certificat de l’enseignement primaire, serait à l’origine de la surcharge dans les établissements de la zone est de la ville. C’est en tout cas l’argument avancé par les responsables qui semblent faire l’impasse sur bien d’autres paramètres favorisant les contraintes et les mêmes difficultés rencontrées à chaque année scolaire. Cette surcharge des classes dans le cycle moyen aurait donc incité les responsables locaux de l’éducation à prendre dans l’urgence un certain nombre de mesures devant « atténuer » le taux déclaré de 38 élèves par classe dans certaines zones de la wilaya. L’académie a par exemple décidé de déclasser le nouveau lycée de la cité AADL de l’USTO, en collège. Tant pis pour les lycéens des alentours qui attendaient cet établissement avec impatience. Ils continueront cette année encore à aller galérer dans le chaos des transports publics pour rejoindre des classes assez chargées dans d’autres établissements de la ville. Malgré le ton rassurant et le satisfecit affiché, la rentrée scolaire à Oran a connu les mêmes contraintes et insuffisances. Beaucoup dénoncent, à juste titre les retards considérables enregistrés de certains projets pourtant inscrits depuis très longtemps au programme de développement du secteur de l’éducation. On se souvient encore de la grande colère du ministre concerné lors d’une visite de travail à Oran à l’époque de l’ancien wali M.zoukh Abdelkader. Depuis les nouveaux décideurs ont multiplié les efforts pour rattraper les retards et résorber le déficit. Mais c’était sur l’accroissement exponentiel des besoins induits par un développement urbain sans précédent dans certaines zones de la cité. Notamment à l’est d’Oran où la démographie a exploser après les grands changements urbains provoqués par l’implantation des projets et des programmes d’habitats urbains. Le déplacement de milliers de familles relogées dans le cadre de la résorption du vieux bâti notamment des quartiers des planteurs, Derb, Sidi El Houari et le recasement des bidonvilles démolis chaque année, ont évidemment accentué la demande en équipements scolaires dans cette partie est de la ville saturée depuis longtemps déjà. On se souvient encore des promesses du ministère de tutelle qui en 2001 avait pris l’engagement de réduire ici la moyenne par classe dans le cycle primaire et moyen à moins de 26 élèves par classe à l’horizon 2005, cinq ans en 2010 on se rend bien compte de l’échec consommé dans la maîtrise globale de la carte scolaire et du développement urbain à travers les besoins induits à moyen et à court termes. Et durant cette année encore, les mêmes promesses sont avancées pour l’année scolaire 2012-2013. En attendant les quartiers de la zone. Est à savoir Haï El Yasmine, Haï Es Sabah, Haï Ennor et douar Belgaïd qui connaissaient le plus fort taux de surcharge des classes ne cessent de plonger dans un dérèglement intégral en raison de l’explosion démographique et de l’urbanisation jugée souvent anarchique. Il fallait être grand clerc en matière de prévision et de statistiques pour savoir que cette zone allait très vite manquer de collèges. La déclassement d’un nouveau lycée n’a pas suffit à accueillir tous les nouveau élèves admis cette année en première année du cycle moyen. Et surtout quand on sait que cette surcharge des classes dans les collèges concerne en réalité les neuf zones périphériques de la wilaya dont Bir El Djir, Es-Senia, Douar Belgaïd, Sidi Chahmi, Ain El Turck et Boutlélis on ne peut que s’inquiéter de l’ampleur des déficits et de « la légèreté » des mesures prises dans l’urgence et l’improvisation. Le secteur local de l’éducation nationale devra réceptionner cette rentrée six écoles, trois lycées, quatre CEM et dix huit cantines scolaires. Cela permettra sans doute de réduire quelque peu la pression. Mais il y a lieu de remarquer que le plus grand déficit en matière de personnel enseignant avec prés de 2000 postes vacants accentuera hélas, les carence et les tensions qui pèsent lourdement sur un secteur qui n’a jamais été aussi controversé.

N. Bentifour
Lundi 11 Octobre 2010 - 00:01
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