REFLEXION

OPGI-Mostaganem. Echec et mat à la magouille.

Quand on fait une approche de l’Office de Promotion et de Gestion Immobilière de Mostaganem par les chiffres, on se rend compte qu’être à sa tête est un vrai bonheur. En fait, c’est une véritable arche de Noé.



Le geste qui sauve.

Les Algériens appellent leur demeure « la tombe du bas-monde » et les plus heureux d’entre eux sont ces chanceux qui en ont acquis un toit et Dieu sait ce que c’est difficile d’en acquérir un. Se procurer un lot de terrain est chose bien ardue. Presqu' impossible. Et pour garnir un lot de terrain, aussi petit soit-il, n’est pas une mince affaire quand le rond à béton et le sac de ciment vous donnent des spasmes et que manœuvres et maçons se fichent éperdument de votre « serrage de ceinture » et ne font qu’à leurs têtes. Qui que vous soyez,  vous avez au moins une fois pensé à tendre la main aux autorités, comme l’on dit chez nous, pour acquérir un petit « chez vous ». Eh, bien sachez que derrière ces autorités, un bras a toujours été tendu et certains lui sont bien reconnaissants. Jamais ce bras ne s’est replié et ne se repliera. Désormais, des hommes et des femmes comptent sortir de l’ombre pour serrer la vis et jouer franc jeu avec ceux-là mêmes qui ont mordu le bras tendu.
Treize mille cent  logements et cinq cents quarante-trois locaux commerciaux disséminés à travers de la wilaya de Mostaganem  ne sont pas moins que treize mille six cents quarante-trois bouées de sauvetage qu’a jetées un jour un organisme appelé OPGI. Un diagramme bien connu. L’Office de Promotion et de Gestion Immobilière. Bouées de sauvetage et autant de sourires et de joies sur les visages d’enfants, de veuves, d’orphelins et de pères de familles toutes catégories confondues.   


OPGI-Mostaganem. Echec et mat à la magouille.

L’OPGI à l’écoute.

L’OPGI est chargé de la gestion immobilière tout en étant le maître d’œuvre pour le compte de l’état et encourage la promotion immobilière. Si cinq mille sept cents trente biens sont en cours de cession, ce n’est point par fuite de leur gestion. En fait, l’Office de Mostaganem gère méticuleusement ses biens. Tout un département avec dix antennes déployées comme des tentacules gère l’immobilier. Les antennes disséminées à travers la wilaya ne sont pas seulement chargées de la collecte des loyers, elles sont là, implantées au cœur des cités, pour être à l’écoute des doléances des citoyens. Fuite d’eau, peinture, clôture, espaces verts, voierie, éclairage, serrurerie… Tout incombe à l’antenne. Y compris ce qui « ressort de son ressort ». Etre près de ces familles qu’on gère, car on gère des familles, c’est en être un membre.


Les Opégiens, pas à l’écoute.
Pour mieux sentir et comprendre ce qu’est un opégien, il faut avoir côtoyé les gens de ces cités hétéroclites. De braves gens.
Les obsèques d’un des leurs est le meilleur baromètre pour mesurer la portée de ce qu’abrite l’OPGI. Une arche de Noé. Dès que la tente se dresse et les proches du défunt commencent à affluer de partout, grands et petits essaient de se rendre utiles sans y parvenir, car tout est réglé comme une horloge. On abreuve, on nourrit et on loge celles et ceux venus de loin. Une vraie famille. Et là se côtoient le professeur d’université, le plombier, l’agent de police, le retraité, l’étudiant, l’infirmier, le mécanicien, le marchand de légumes… Généralement, le respect des uns et des autres est de rigueur.  Les querelles de voisinage sont rares. Mais chose étonnante, ces braves gens, ne sont pas tous en bons termes avec leur logeur.        
Ainsi, on relève des problèmes de paiement de loyers mensuels là où l’on croirait que les gens ont pour tout capital la « parole d’honneur ».  Quand on signe un contrat, c’est pour honorer ses clauses. Imaginez que les plus mauvais payeurs pullulent dans les daïras de Bouguirat,  Aïn Tadelès et Mesra.  Disons, dans l’Algérie profonde qui mue. << Pour certains, selon le Directeur Général de l’OPGI de Mostaganem, M. BENEHAR Mohamed, le loyer n'est pas plus élevé que le prix de deux kilogrammes de café. >> Sait-on quelque chose sur les salaires de ces mauvais payeurs ? Et qu’en est-il des équipements de leurs logements en moyens électroménagers, meubles de luxe et autant d’antennes paraboliques que de satellites ? Et la voiture en bas de l’immeuble ?


Les chiffres          

Si le loyer mensuel est dérisoire et tourne autour de mille dinars en moyenne chez l’OPGI, il tourne autour de dix mille chez le privé.  Et pourtant, le privé ne rencontre pas les problèmes auxquels fait face l’OPGI. Les arriérés de recouvrement sont de 28% soit quarante milliards à récupérer auprès des récalcitrants qui mènent la vie dure « au bras sauveur ». Des brigades de recouvrement, composées de jeunes contractuels, ont été mises en place et au sein desquelles l’on compte une gente féminine pour respecter nos us et coutumes, car elles auront à traiter avec leurs semblables « mauvaises payeuses » ou proches de mauvais payeurs. L’efficacité des brigades n’est plus à prouver. L’évolution du recouvrement a été de 15% pour ces trois dernières années et de 6, 7% entre 2007 et 2008.
Mille neuf cent dix-huit dossiers d’arriérés  sont entre les mains de la justice, soit quatre-vingt douze millions de dinars. Au sein de l’OPGI, la priorité est donnée au règlement  à l’amiable.  Et c’est ainsi que neuf cents soixante-dix neuf cas litigieux ont eu une fin heureuse par un système d’échéancier.  Neuf dossiers seulement ont été réglés en justice. Les neuf cents trente autres se trouvent toujours en cours de traitement, alors que l’office a bénéficié de jugements favorables de cent soixante-dix sept  affaires dont cent quarante-huit avec échéancier et vingt-neuf avec jugement d’expulsion.  Et le pire étant cette mesure extrême d'éviction.


OPGI-Mostaganem. Echec et mat à la magouille.

L’avenir.

Le patrimoine de l’OPGI s’étendant à tous les domaines et sur tout le territoire de la wilaya, des brigades d’inventaire des biens de l’office, constituées de jeunes recrues sillonneront la wilaya et auront pour mission de détecter les biens échappant à la gestion et les cas d’infraction et de spéculation. Biens, qui rappelons-le appartiennent à l’état, donc au peuple et dont les efforts consentis pour les mettre à la disposition des citoyens sont considérables. << Une autre nouvelle mesure et non  des moindres est le renouvellement des contrats  dépassant les trois années où de nouvelles dispositions mettront fin à toute magouille ou falsification. Les nouveaux contrats seront désormais enregistrés aux services des impôts, un nouveau cahier de charges est introduit et veillera aux droits du citoyen, mais aussi à son devoir envers l’OPGI et c’est ainsi que toute transaction illégale sera sanctionnée pénalement. >>  Dixit le Directeur Général de l’OPGI qui est certain de mettre la magouille en échec et mat.


Par Benatia
Lundi 16 Mars 2009 - 09:23
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MOSTAGANEM
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