REFLEXION

OBSEDE PAR DES APPELS ANONYMES A ORAN : Il tue son épouse et sa propre soeur

Abdelkrim ne dort plus, l’attitude de son épouse et de sa jeune sœur est plus que suspecte. L’ultime solution, les éliminer afin de sauver l’honneur. La genèse de cette affaire remonte à une journée ensoleillée de juin 2008.



Les B. n’ont jamais été ce qu’on appelle une famille unie. Chacun mène à sa façon comme bon lui semble, sa vie. Ainsi quand Abdelkrim décide de convoler en justes noces, il ne prend même pas la peine de consulter ses parents. Il aime Samira et cela lui suffit. Il n’a pas besoin de l’avis de sa famille ni même de son consentement, Abdelkrim a toujours été un garçon indépendant attentionné, charmeur et sûr de lui. Et lorsqu’il prend une décision, il ne revient jamais dessus. Samira est belle, jeune et sincère et la vie lui a appris qu’il ne faut pas passer à côté des belles choses. Deux ans après leur union, Samira donne naissance à Islam qui fait le bonheur de ses parents. Abdelkrim a toujours eu de bons rapports avec sa jeune Sœur Faïza, couturière, qui d’ailleurs, passe de courts séjours chez le couple et une relation amicale se noue entre Samira sa belle sœur, et elle. Elles s’entendent à merveille. Abdelkrim est très content de la relation qu’entretiennent sa femme et sa sœur, mais voilà qu’un surprenant drame va troubler la quiétude et le bonheur d’une famille que rien ne prédestinait au malheur… Un jour d’avril 2008, Abdelkrim reçoit un étrange coup de fil : « je suis quelqu’un qui vous veut du bien, voilà votre épouse vous trompe, elle se prostitue et votre sœur Faïza est sa complice… » Abdelkrim tombe des nues ! Mais enfin pourquoi feraient-elles une chose aussi ignoble ? Ils ne leur manque rien, et puis, Samira et Faïza, sont au dessus de tout soupçon… Cependant, le mystérieux auteur de l’appel, continue à se manifester pendant prés de deux mois donnant des détails impressionnants sur les allées et venues des deux jeunes femmes. A la longue Abdelkrim finit par ne plus douter et commence alors à épier son épouse ainsi que sa jeune sœur et c’est lorsqu’on épie les gens qu’on a l’impression que quelque chose se trame derrière notre dos. Et un jour elles sortent tôt le matin et à une heure tardive, elles ne sont toujours rentrées. En réalité les deux jeunes femmes se sont rendues à Ain El-Turck chez une cousine un peu éloignée, qui, isolée et malheureuse souffre de l’infidélité de son mari. Elle avait besoin d’amies et ne voulait pas que son secret se sache… A peine rentrées, Abdelkrim s’attaque aux deux femmes en les traitants de tous les noms, sans leur donner le temps de réagir. Puis animé d’une rage folle, il s’empare d’un couteau et leur assène des coups mortels au cœur avant de se rendre à la sûreté de wilaya pour se constituer prisonnier. Devant le président du tribunal criminel où il a comparu, il ne cesse de répéter. «  La voix au téléphone m’a donné trop de détails précis, c’était une évidence, elles me trompaient ». Le représentant du ministère public met en exergue la gravité des faits et requiert la perpétuité à l’encontre de l’accusé au terme d’un long procès, l’accusé est condamné à perpétuité pour homicide volontaire. La voix mystérieuse aura fait son malheur pour d’obscures raisons.cb[

N. Bentifour
Mercredi 24 Mars 2010 - 23:01
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