REFLEXION

Notions importantes sur le jeûne

Voici quelques brèves notions sur le jeûne, sa position juridique, les différentes catégories de personnes face au jeûne, les choses qui l’invalident et d’autres informations utiles.



Notions importantes sur le jeûne
Le jeûne c’est un acte d’adoration voué à Allah qui consiste en l’abstinence de toute chose l’invalidant, dans la période allant de l’aube jusqu’au coucher du soleil. Le jeûne est un des piliers de l’islam : • L’attestation qu’il n’y a d’autre divinité qu’Allah et que Muhammad est le Messager d’Allah
• L’accomplissement de la prière rituelle ;• L’acquittement de l’aumône légale (Zakat) ;• Le jeûne du mois de Ramadhan ;• Le pèlerinage à la maison sacrée. » Le jeûne de Ramadan est un des principaux piliers de l’islam selon la parole du Prophète – qu’Allah le bénisse et le salue : « L’islam est bâti sur cinq piliers :
 
Les catégories de personnes face au jeûne :

 1- Le jeûne est une obligation pour tout musulman adulte, ayant atteint l’âge de la puberté, sain d’esprit, qui en est capable physiquement et résidant (non voyageur).
2- Le non musulman n’est pas tenu de jeûner et il n’a pas à compenser le jeûne s’il venait à se convertir.
3- L’enfant impubère n’est pas tenu de jeûner ; par contre, on peut l’inciter à le faire pour qu’il s’y habitue.
4- L’handicapé mental ne jeûne pas quelque soit son âge et ne doit pas nourrir un nécessiteux. Il rentre dans la même catégorie que la personne âgée sénile et la personne qui n’est pas saine d’esprit.
5- Celui qui est incapable de jeûner à cause de la vieillesse, ou d’une maladie incurable, celui-ci est tenu de nourrir un pauvre pour chaque jour de jeûne manqué.
6- Le malade dont on espère la guérison, ne jeûne pas si cela lui est pénible ; mais il compense après sa guérison par un même nombre de jours de jeûne.
7- La femme enceinte et la nourrice, si le jeûne leur est pénible à cause de la grossesse ou de l’allaitement, ou par crainte pour la santé de leur enfant, peuvent ne pas jeûner ; elles compensent alors les jours manqués une fois que le jeûne leur sera devenu plus facile et qu’elles ne craignent plus pour leur enfant.
8- Les femmes en période de menstrues ou post-natale n’ont pas à faire le jeûne et elles sont tenues de récupérer les jours manqués après leur période.
9- Celui qui est dans l’obligation de rompre le jeûne pour sauver quelqu’un de la noyade ou d’un incendie, qu’il le fasse ; il compensera ce jour par la suite.
10- Le voyageur a le choix entre jeûner ou non. Mais il est obligé de compenser les jours manqués, que le voyage soit occasionnel (ex : al-‘Umra) ou en permanence, comme les chauffeurs routiers, les chauffeurs de bus ou de taxis. Ceux-ci peuvent rompre leur jeûne, s’ils le désirent, tant qu’ils se trouvent dans un pays étranger.
 
Exceptions à la règle
Il n’est  pas considéré comme nul, le jeûne de celui qui le rompt par oubli, par ignorance ou par contrainte selon la parole d’Allah – qu’Il soit honoré et glorifié (traductions approximatives du sens) :« …Seigneur, ne nous châtie pas s’il nous arrive d’oublier ou de commettre une erreur… » [La Vache, v. 286]
« …Sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi… » [Les Abeilles, v. 106] ; « …Nul blâme sur vous pour ce que vous faites par erreur, mais (vous serez blâmés pour) ce que vos cœurs font délibérément… »
[Les Coalisés, v. 5].
Si quelqu’un oublie et vient à manger ou à boire, son jeûne est correct, car il a agi par oubli.
Et s’il vient à manger ou boire en croyant que le soleil est couché ou qu’il fait encore nuit, son jeûne est valable, car il l’a fait par ignorance.
Et s’il se rince la bouche et qu’il avale de l’eau involontairement, son jeûne n’est pas interrompu, car son acte n’est pas intentionnel.
Et s’il se lève le matin en état d’impureté majeure (Janâba), son jeûne est correct, car c’est contre sa volonté.
 
Les huit choses
qui invalident le jeûne
1. Le rapport sexuel durant la journée du mois de Ramadan ; celui qui commet cette faute est dans l’obligation de compenser en subissant une très lourde peine à savoir : l’affranchissement d’un esclave, ou bien, il doit observer le jeûne de soixante jours consécutifs. S’il n’en est pas capable, il doit nourrir soixante pauvres.
2. L’éjaculation suite à un baiser avec son épouse ou des attouchements…
3. L’absorption de nourriture ou de boisson licites ou de substances illicites, comme la cigarette.
4. L’injection de médicaments nourrissants avec lesquels on peut se passer de nourriture ou de boisson. Quant aux autres sortes d’injections qui ne fonctionnent pas comme substituts de nourriture ou de boisson, elles ne rompent pas le jeûne, qu’elles soient par injection intraveineuse ou intramusculaire.
5. La transfusion sanguine, si, par exemple, le jeûneur a besoin de sang après une hémorragie, pour compenser le sang perdu.
6. L’écoulement du sang des menstrues et les saignements post-nataux.
7. L’extraction du sang par ventouse (Al-Hijâma) ou par n’importe quel autre moyen. Par contre, si le sang sort naturellement, par saignement du nez par exemple, ou après l’extraction d’une dent, le jeûne est valide et correct.
8. Le vomissement forcé, délibéré ; si le vomissement est involontaire, le jeûne n’est pas rompu.
Par Cheikh Muhammad Ibn Salih Al ‘Outhaymine , Qu’Allah lui fasse miséricorde.
Révisé par islamhouse

Cheikh Muhammad Ibn Salih Al ‘Outhaymine , Qu’Allah lui fas
Mercredi 10 Juillet 2013 - 10:53
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