REFLEXION

Non à la violence, non à la haine !



A présent que la bourrasque est passée, après ce que nos valeureux verts ont subi et enduré lors des matchs disputés dans le cadre de la CAN et de la qualification au mondial, et que tout semble, à priori, être rentré dans l’ordre, le temps est alors aux choses sérieuses. Les fennecs, en ce qui les concerne, ont très certainement tiré les leçons qui s’imposaient après la malencontreuse aventure du Caire. Saâdane est sans doute mieux placé que qui conque pour dresser un bilan après ces fâcheux événements et tourner la page « noire », afin de se consacrer à la préparation de son équipe pour le mondial. N’est-ce pas ce qui compte le plus pour ne pas décevoir les millions d’algériens qui attendent impatiemment la coupe du monde 2010 ? Même si les plaies ne sont pas tout à fait refermées, les verts devraient, pour préserver leur image, oublier ce mauvais cauchemar et investir dans les prochaines rencontres. Il leur reste suffisamment de temps pour se relooker, en commençant d’abord par ignorer tout ce que les égyptiens leur ont fait subir. Malgré leur gravité, les événements du Caire n’auront été qu’un mauvais souvenir que l’histoire du foot conservera dans ses anales. La question, à notre avis, se situe ailleurs. Il s’agit à présent des millions d’algériens, ceux qui, hier, avaient investi les rues, pour soutenir et supporter leur équipe favorite, quels qu’étaient les circonstances et les résultats. Tout ces algériens, de tous bords et de tout âge, sont sortis dans les rues pour exprimer leur joie et leur engagement en direction des verts. Le slogan « maâk ya el khadra », scandé à l’unisson, voulait tout dire. Certains sont morts, qui dans des cortèges et qui à la suite d’un arrêt cardiaque. Cela n’est jamais arrivé. Même pas en 1982 lors du fameux match Algérie-Allemagne. Les jeunes en particulier ont fait preuve de détermination et d’engagement en rangeant de côté tous leurs problèmes quotidiens, à commencer par leur ras-le-bol et leur envie de partir ailleurs… Dans de pareilles circonstances les algériens ont cela de bien : ils s’unissent dès lorsqu’il s’agit d’une cause nationale et oublient leurs différends. Le foot a été en quelque sorte le leitmotiv qui a fait tilt et aussitôt les cœurs se sont mis à battre à l’unisson comme dans un orchestre symphonique. S’il ne nous restait que le foot pour vaincre nos pulsions et conserver nos forces et nos énergies, nous serions présents au rendez, le jour J, pour exprimer notre adhésion à la cause nationale. S’il ne nous restait que le foot pour nous accrocher à la vie, nous oublierions nos problèmes quotidiens, notre mal-vivre, notre marasme, le chômage et l’idée de fuir le pays. Ce qu’il y a de bien chez l’algérien c’est qu’il oublie vite le mal qu’on lui a fait quand il s’agit de soutenir son concitoyen. S’il ne nous restait que le foot comme unique repère, nous ferions preuve de nos capacités physiques et intellectuelles pour dire non à la violence, non à la haine et non à la Hogra.

Mohamed Bentahar
Mercredi 17 Février 2010 - 23:01
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CHRONIQUE
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