REFLEXION

Netanyahu demande la paix !?

‘’ISRAEL’’ ET LES LARMES DE CROCODILE

Benyamin Netanyahu, le Premier Ministre israélien, a indiqué qu’il avait tendu sa main pour une paix avec l’Égypte, la Libye, la Turquie, la Tunisie, la Syrie, le Liban, l’Iran, ainsi qu’à d’autres peuples. Sans mentionner l’Algérie.



Netanyahu a ajouté qu’il veut une véritable paix avec peuple palestinien. Notre espoir pour la paix n’a jamais faibli, a-t-il dit. Netanyahu est revenu sur l’accord de paix, signé en 1980 entre l’Égypte et Israël, pour dire qu’il a été dénoncé ici même aux Nations Unies, où il est de bon ton de critiquer systématiquement Israël, pourtant seule démocratie au Moyen-Orient selon lui. Il a noté que le Liban, où l’influence du Hezbollah est importante, présidait le Conseil de sécurité. Il a également souhaité que la lumière de la vérité éclaircit pour quelques minutes la salle de l’Assemblée générale, souvent bien sombre pour Israël. « Israël veut la paix avec un État palestinien, mais les Palestiniens veulent un État sans paix », a-t-il assené, avant d’ajouter que cela ne pouvait résulter d’une résolution des Nations Unies mais de négociations. Il a souligné que le plus grand danger pour le monde était l’Islam extrémiste, qui a notamment tué des milliers d’Américains le 11 septembre, et qui serait sur le point d’acquérir des armes nucléaires. En rappelant les mots prononcés, par le Président iranien dans cette même salle à propos des attaques du 11 septembre, il a exhorté la communauté internationale à empêcher l’Iran de s’acquérir de l’arme nucléaire. Le printemps arabe pourrait en effet devenir un hiver nucléaire, a-t-il averti et ‘’Israël’’ sera rayée de la carte ! Le Premier Ministre a déploré que certains n’aient pas soutenu la proposition d’Israël de faire des concessions systématiques pour une résolution du conflit. Cette théorie, séduisante, d’une offre sérieuse de paix n’a jamais marché, comme cela a été le cas en 2002 et en 2008, en dépit des retraits israéliens de Gaza et du Liban sans mentionner l’occupation des fermes de Chebaâ . La tempête de l’islamisme n’a fait alors que rapprocher les extrémistes musulmans des dirigeants de la région. Il a indiqué avoir démantelé les colonies, déraciné des foyers et des synagogues lors de l’évacuation de Gaza avant de confier le contrôle du territoire à M. Abbas. Cela n’a pas marché, a-t-il dit, avec l’arrivée au pouvoir du Hamas et des rivières d’armes qui se sont mises à couler en provenance de l’Iran et de la Libye. Pourquoi ne se passerait-il pas la même chose en Cisjordanie, s’est-il interrogé, alors que les grandes villes israéliennes sont à la portée des missiles. ? « Les leçons amères de Gaza ont été oubliées, alors que le crocodile de l’islam est toujours affamé », a-t-il dit. ‘’Israël’’, a-t-il rappelé, est un petit pays qui ne fait que deux tiers de la longueur de Manhattan, entouré en plus de pays qui ont juré de le détruire. ‘’Israël’’ a, en conséquence besoin d’une plus grande profondeur stratégique, a-t-il dit, rappelant que la résolution 252 n’avait jamais demandé le retrait des territoires occupés. Les paramètres pour une sécurité intangible d’Israël sont un préalable à toute discussion de paix, a-t-il affirmé. Lorsque ce sera le cas, « Israël sera le premier pays à accueillir un État palestinien à l’ONU », a-t-il assuré. Il a ensuite exhorté tous les États Membres à demander la libération de Gilad Shalit. Par ailleurs, il a évité de parler d’échange de prisonniers ! Il a insisté sur le caractère juif de l’État d’Israël, qui, pour sa part, est déterminé à protéger les droits de la minorité arabe israélienne. Il a exhorté les Palestiniens à renoncer à modifier le caractère juif de l’État d’Israël. Netanyahu a également indiqué que les colonies n’étaient qu’un sujet de préoccupation récent dans un conflit vieux de plusieurs décennies. « Les colonies ne sont pas un obstacle pour la résolution du conflit, c’est le refus des Palestiniens de reconnaître le caractère juif de l’Etat d’Israël qui en est », a-t-il affirmé. S’adressant directement au Président Abbas, il l’a exhorté à reconnaître l’État juif. « Nous ne devons pas négocier sur les négociations, mais sur la paix. Rencontrons-nous ici, aujourd’hui. Qu’est ce qui nous empêche de discuter afin d’aplanir nos divergences ? » a-t-il demandé, avant de poursuivre, toujours en s’adressant à M. Abbas : « Je ne peux pas faire la paix sans toi. Je te tends ma main, celle de la paix. Marchons ensemble vers la lumière et que cette lumière soit celle de la paix ».

Ibn Khaldoun
Lundi 26 Septembre 2011 - 09:50
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ACTUALITÉ
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