REFLEXION

Ne pas sombrer dans l’intolérance afin de réaliser le changement inéluctable

Suite à ma prise de position officielle de voter blanc car aucun programme ne m’a satisfait, et du fait de nombreuses réactions sur les sites internet (Facebook et Twitter notamment) que j’ai lues avec une extrême attention, respectant toutes les positions je voudrai apporter quelques précisions afin d’éviter des malentendus.



Ne pas sombrer dans l’intolérance afin de réaliser le changement inéluctable
1- Je suis  un social démocrate convaincu depuis de longues années, tenant compte de l’anthropologie culturelle de la société algérienne, donc pour la diversité, contre un libéralisme sauvage  débridée et mais également contre  le tout Etat soviétique de la dictature du prolétariat en fait d’une caste bureaucratique,  facteur  de corruption  et de démobilisation, devant donner un rôle stratégique à l’Etat régulateur et non propriétaire gestionnaire.   N’ai-je pas été un des initiateur vers les années 1990  avec de nombreux amis  de la création du Parti Social Démocrate dont j’ai assuré la présidence  de la commission économique pendant une année avant que je démissionne du fait  des déboires  que l’on connait et pour des raisons connues.
 2- J’ai toujours  respecté les idées d’autrui, combattu la xénophobie, milité pour  la tolérance. Aussi s’agit-il  de ne pas tomber dans le panneau  de ce président  des doits de l’homme nommé  par  l’Etat et vivant des subventions de l’Etat  qui menace  ceux qui  s’abstiendraient  ou plus grave du  ministre des affaires religieuses algérien  je le cite « ceux qui appellent au boycott des élections du 10 mai sont des hypocrites  et ceux qui n’iront pas voter des lâches ». Or la mission principale  d’un représentant des droits de l’homme  et d’un Ministre des affaires  religieuses  est de  prôner la tolérance. Malgré ces propos mal déplacés  facteur de démobilisation, pour avoir un aperçu de la  crédibilité ou pas des élections du 10 mai 2012,   il s’agira d’additionner  le nombre d’abstention, le nombre de vote blanc divisé par  le nombre d’électeurs inscrits.
3- J’ai choisi en mon âme et conscience, sans aucun calcul partisan  et pour les  raisons évoquées  de voter  blanc ca je ne me retrouve dans aucun  des programmes  déconnectées des réalités locales et mondiales ne pouvant que conduire le pays à une détérioration économique et sociale.  Chaque  candidat est plus préoccupé d’avoir  sa part de rente des hydrocarbures  quitte à conduire  le pays au chaos  aussitôt épuisé cette rente. D’ailleurs comme je l’ai souligné à maintes reprises  de 1963 à 2012 le pouvoir est assis sur la rente.  Que mes amis lecteurs  se tranquillisent. Je n’ai  pas  été instrumentalisé car je  tiens  avant tout à mon  indépendance d’esprit, ne recherche ni poste, étant  actuellement à l’international   et enseigne les  étudiants en doctorat  et cela me suffit amplement comme honneur. Que l’on respecte mon choix comme je respecte  tout autre choix selon la fameuse phrase de Voltaire  « monsieur je ne suis pas  d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai de toutes mes forces pour que vous puissiez le dire ».  Car l’intolérance favorise l’extrémisme de tout bord comme le bourrage des urnes  depuis l’indépendance politique a favorisé le divorce Etat citoyens. Qu’en sera-t-il des élections du 10 mai 2012 ?
4- Pour conclure,  je considère que le blocage est d’ordre systémique  à la fois politique, économique et social, que les prérogatives des députés  sont  limitées pour ne  pas  dire nulles, étant depuis l’amendement d la Constitution dans un régime présidentiel.   Je considère et c’est l’avis de la majorité de bon nombre d’analyses   tant nationales  qu’internationales  qu’il faille pour  un véritable  changement s’attaquer au fonctionnement de la société par une rupture des liens dialectiques entre la logique rentière et la logique de la sphère informelle spéculative, par de profondes réformes structurelles et non du replâtrage pour essayer de sauver  un  système périmé,   qui dévalorise le savoir et l’entreprise créatrice de richesses, engendre une  corruption socialisée  que l’on croit faussement combattre par des institutions bureaucratiques et  des textes de lois  que contredisent quotidiennement les pratiques sociales. Que l’on nous dise exactement les réformes que l’on veut mener  concrètement, selon  un planning préalablement daté devant faire participer toutes les  forces sociales  sans exclusive. Et ce  par un dialogue permanent et productif  vertu des grands dirigeants, pour justement mobiliser la population et réaliser ce changement inéluctable soit pacifiquement soit hélas,  ce que je ne souhaite  par   la violence et l’intervention étrangère, favorisée par ceux mêmes qui s’agrippent au pouvoir,  prônent le statut quo et le satisfecit que contredit l’inquiétude croissante de la  population algérienne et notamment de sa jeunesse vis-à-vis de l’avenir. Aussi cher amis, ne  sombrons pas  dans la provocation et l’intolérance. La population  algérienne, dans son immense majorité,   aspire à l’Etat de droit, à la démocratie tout ne préservant son authenticité à la liberté, à la justice sociale, à un revenu décent provenant du travail et de l’intelligence  et donc  au  changement qui est inéluctable

Dr Abderrahmane Mebtoul
Mercredi 9 Mai 2012 - 11:45
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ACTUALITÉ
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