REFLEXION

NOUVELLE RESIDENCE UNIVERSITAIRE DES 2000 LITS A TISSEMSILT : Le bâclage et le rafistolage prennent place

En pénétrant la ville de Tissemsilt du côté nord-est sur la colline de Sidi Khelifa, la vue est inévitablement attirée par une grande et imposante construction, le site abrite le projet de la nouvelle résidence universitaire des 2000 lits dont les travaux ont été confiés à une entreprise Chinoise qui au vu de ce qui se passe à l’intérieur du chantier, ces Chinois semblent échapper à tout contrôle.



En effet, il est bien connu à Tissemsilt que le recours à des entreprises et à une main-d’œuvre étrangères est difficilement accepté dans cette wilaya peu habituée à la présence d’immigrés et où le taux de chômage côté officielle, certes décroissant, demeure très élevé et sans doute sous-évalué (11% de la population active et 30% pour les moins de 30 ans). L’attribution des contrats majeurs de BTP à des entreprises étrangères, principalement chinoises, mérite d’être interrogée par rapport aux qualificatifs et objectifs déclarés, après constat, ce recours apparaît malheureusement contradictoire avec les objectifs annoncés, sur ce site on a pu constater une vingtaine de travailleurs Algériens et de l’autre côté une dizaine de chinois, mais le plus attirant c’est le fait que quand ces Algériens sont effectivement employés par cette entreprise, ils occupent le plus souvent des postes subalternes comme creuser les tranchées, déblayer les débris transporter des matériaux de construction etc. alors qu’ils sont recrutés  en tant qu’ électriciens, plombiers ou maçons qualifiés et si ces Algériens que nous avions rencontré et qui occupent malgré eux des postes subalternes, il est difficile de parler de véritable transfert de compétence. Selon l’un d’entre eux, cette entreprise chinoise empêche volontairement le transfert technologique. Il affirme que ces chinois  sont payés le triple que les Algériens ainsi ils perçoivent 42. 000DA alors que les ouvriers algériens perçoivent 18. 000DA, pourtant ces mêmes personnes qui accusent les Chinois de tous les mots affirment que leurs comportements sont un « signe d’adaptation » au système algérien : parfois ils coulent leur béton la nuit, oui durant la nuit ! Ils le font exprès. Ils font exprès de faire ça la nuit ou le vendredi pour que les équipes de contrôle ne soient pas présentes et si ces dernières se présentent, ils trouvent toujours le moyen de les contourner ou les induire en erreur, nous avions pu constater des ouvriers travaillant à coup de marteau piqueur sur une dalle pour creuser des trous à l’effet de faire passer les câbles électriques, les gaines et même les descentes en PVC d’eau pluviale ce qui pousse d’abord à s’interroger; comment a-t-on oublié de créer ces ouvertures avant le coulage en béton des dalles ? Quel effet aura le perçage à coup de marteau piqueur sur une dalle de béton ? Et devant l’absence d’un vrai contrôle technique, le chinois ne semble pas s'en soucier ou s’en plaindre. M. C plombier nous a déclaré « Ils commencent à prendre des habitudes algériennes ; tricher comme des Algériens, magouiller et tout, ils ne sont plus aussi honnêtes qu’au départ. Ils ont compris le système alors ils s’intègrent » À en croire M. C, s’Algérianiser et s’intégrer en société, c’est devenir tricheur et « magouilleur ». Citant plusieurs exemples de carences, voire de dérives ayant pénalisé ce projet, des « tricheries » sur les normes et donc la qualité des travaux. Ceux qui connaissent les parcours, les profils, les niveaux de compétence et les mentalités de bon nombre d’acteurs faussement installés au chevet de Tissemsilt, savent bien que les efforts et l’engagement du premier responsable de la wilaya et de quelques responsables ne mèneront à rien sans un assainissement total du terrain local miné par le laxisme, la complicité, les discours hypocrites et les dérives d’une faune de prédateurs aux aguets, ces Chinois commencent à susciter un vrai débat au sein des habitants de Tissemsilt et invite certains services concernés à l’exemple de l’inspection du travail, le CTC et autres organes de compétence à être plus strictes et plus rigoureux envers eux dans le but de sauvegarder les intérêts de l’Etat, préserver la dignité des travailleurs Algériens et enfin offrir des structures qui répondent aux normes techniques recommandées pour toute construction.

A. Ould El Hadri
Mercredi 30 Septembre 2015 - 17:38
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