REFLEXION

NOUVEAU-NES ILLEGITIMES EN CROISSANCE : Six cadavres abandonnés par mois à Oran

Le docteur Souak, chef du service de médecine légale au niveau du CHU d’Oran tire la sonnette d’alarme. Elle affirme que le nombre de morts concernant les nouveau-nés dits illégitimes ne cesse d’augmenter, par rapport aux années antérieures, qui n’étaient que de quatre cas seulement par trimestre. Elle ajoutera également, que ses services, accueillent mensuellement six nouveaux nés illégitimes décédés, et ce après avoir été abandonnés dans des sacs en plastique



NOUVEAU-NES ILLEGITIMES EN CROISSANCE : Six cadavres abandonnés par mois à Oran
La dislocation du tissu social en Algérie ne cesse de prendre de l’ampleur, d’où la perte des constances, du respect et des traditions, qui ont engendré de nouveaux mœurs, voire des situations conflictuelles qui poussent à la marginalisation d’une frange notamment du sexe faible. Ce nouveau phénomène des mères célibataires met en lumière le rejet de la société de ces victimes, qui sont à même de commettre des actes irréfléchis et répréhensibles, à savoir l’abandon de leur progéniture parfois dans des conditions dramatiques. Par ce constat quotidien de ces nouveaux nés morts, qui n’ont pas choisi de venir au monde, pour se retrouver dans des décharges publiques. Cette situation met en relief, le caractère dramatique qui se généralise depuis quelques temps, pour que la responsable du service de médecine légale, du CHU d’Oran, docteur Souak, tire la sonnette d’alarme. Cette responsable, a déclaré que la mort des nouveaux nés illégitimes ne cesse d’augmenter, par rapport aux années antérieures, qui étaient selon elle de quatre cas par trimestre. Elle ajoutera également, que ses services, accueillent mensuellement six nouveaux nés illégitimes décédés, et ce après avoir été tués et mis dans des sacs en plastique. Dans un autre contexte, celle-ci s’est inquiétée de cette augmentation, pour donner à ce propos, plus de détail, sur la situation des mères célibataires qui se présentent à la maternité, dans des conditions de santé déplorables, pour accoucher, ce qui aggrave encore plus les conditions de ces mères, car dira-elle, ces accouchements, ont dans la majorité des cas, des conséquences graves notamment les complications dues à des hémorragies, qui pourraient éventuellement entraîner la mort. Dans ce contexte la responsable signale que la plupart des mères abandonnent leurs nouveaux nés à l’hôpital et disparaissent, pour ne plus donner signe de vie. Le docteur Souak précisera par ailleurs pour ce qui des nouveaux nés morts, les services de sécurité suivent avec intérêt, ces cas d’où des échantillons d’ADN, sont mis à leur disposition pour identifier les parents. Les cadavres des nouveaux nés, poursuivra-t-elle qui sont ramenés à la morgue, dans la plupart des cas sont retrouvés abandonnés à proximité des ordures et des décharges éparpillées à travers la ville ou devant les portes cochères des immeubles. A noter que, l’année dernière, les centres d’assistance de l’enfance avaient recueilli 28 nouveaux nés, qui ont été pris en charge. Toujours selon la même source, les nouveaux nés abandonnés, dépassent de loin les chiffres déclarés officiellement. Sur un autre volet Il y a lieu de signaler, que plus de 300 mères célibataires ont été enregistrées, au niveau de la wilaya d’Oran d’après les chiffres avancés par les associations. La présidente de l’association Nour El Kheiria, nous a déclaré que la plupart des mères célibataires, ont choisi le chemin de la délinquance, par la faute des parents qui les ont rejeté purement et simplement, et ne trouvent, ni aide ni refuge, il ne leur reste que la rue. Parmi elles il y a celles qui se servent de leurs enfants pour mendier, alors que les autres choisissent la voie de la débauche et de la prostitution, par contre certaines abandonnent carrément leur progéniture à la DAS, et d’ajouter : la prise en charge par le ministère de la solidarité de ces mères célibataires n’excède pas les 6 mois, pendant cette période la mère célibataire perçoit une indemnité de 11000 DA , mais une fois la période expirée, la mère célibataire se retrouve sans ressource, livrée à elle-même et en l’absence d’un travail rémunéré, celle-ci ne trouve pas mieux que de se livrer à la prostitution.

Riad
Samedi 27 Mars 2010 - 23:01
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