REFLEXION

NICE : 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du petit Marouane



NICE : 25 ans de réclusion criminelle pour le meurtre du petit Marouane
Belaid, 20 ans, a été reconnu coupable hier soir après un dernier coup de théâtre. L'avocat général avait requis la réclusion à perpétuité.
Vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Et interdiction définitive de séjourner sur le territoire français pour Bilel Belaid. Le verdict est tombé hier à 19 h 30, dans l'affaire du meurtre du petit Marouane à Nice, au terme d'un procès d'assises émaillé de coups de théâtre pendant deux jours (1). Une sentence lourde, à l'image de l'ambiance dans la salle d'audience. Mais elle aurait pu l'être bien plus : l'avocat général avait requis la réclusion à perpétuité. Cette seconde journée d'audience aura réservé des surprises sitôt ouverte, avec la projection des auditions filmées après le drame du 24 août 2009. Bilel Belaid y reconnaît avoir frappé un bébé de 14 mois, celui de sa compagne Najet Abdallah, dans un accès de colère contre ses pleurs incessants. On le voit mimer le geste. Puis craquer, réaliser qu'il a commis l'irréparable. Et ce, sans la moindre pression policière. Autant d'images en totale contradiction avec ses déclarations la veille. Pourtant, l'accusé persiste : il nie tout en bloc, et accuse au contraire la mère endeuillée. Sa version des faits est à l'exact opposé de celle de Najet. La présidente Anne Segond intervient : « Comment voulez-vous qu'une mère tue un enfant avec qui elle a une relation fusionnelle ? » Or les experts l'ont souligné : Bilel Belaid, jeune clandestin arrivé d'Algérie sous une fausse identité, jouit de ses facultés mentales. Dès lors, son déni systématique irrite au plus haut point la partie civile. « Il a pensé que cet enfant était un jouet, une poupée. Il a refusé la vérité à une femme qui a perdu son enfant. Il a manqué de décence ! », s'indigne Me Laurence Ellak-Henssien, qui conclut en larmes une plaidoirie survoltée Les réquisitions de Nadine Mouttet, elles, traduisent sur un ton glacial « la colère que nous éprouvons ». Pour l'avocat général, « l'enfant est mort sous les coups de cet homme et de personne d'autre. Ce n'est pas un accident, mais le meurtre de l'innocence ». Point d'élément à décharge à ses yeux : « Il n'a rien fait pour le sauver et a voulu masquer son crime. Il a adopté une stratégie toujours évolutive et contradictoire. Sa réponse est lâche, comme le geste ». Dès lors, Nadine Mouttet requiert une sanction rare : la perpétuité.
Stupéfaction dans la salle. Désemparé, Me Adam Krid, l'avocat de la défense, tente une dernière fois de raisonner son client. « Je ne supporte plus toutes ces versions. Dites-nous ce que vous avez fait au bébé ! » Coup de théâtre. En larmes, Belaid avoue enfin. « J'ai lancé deux fois Marouane. Il est tombé par terre. Je l'ai pas fait exprès, j'avais pas l'intention de le tuer. Je demande pardon. » Des aveux trop tardifs pour être sincères ? « C'est important que vous nous disiez au moins cela », concède Anne Segond. Reste que cette confession, si elle a probablement compté dans la décision de la cour, cadre mal avec la nature des coups fatals à Marouane... Sitôt condamné, Bilel Belaid a annoncé vouloir interjeter appel. Un second procès permettra-t-il de connaître, enfin, l'exacte vérité ?

Ismain
Samedi 20 Novembre 2010 - 22:01
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ACTUALITÉ
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