REFLEXION

NASREDDINE DINET GRAND PEINTRE ET HUMANISTE : Une destinée fervente et éclairée

Nasreddine Dinet : « J'ai vécu les impressions les plus sublimes de toute mon existence. Rien dans le monde, ni dans le présent, ni dans le passé, ne peut donner une idée de ce que nous avons vu comme foi monothéiste, comme égalité et comme fraternité entre deux cent cinquante mille êtres humains de toutes les races, pressés les uns contre les autres, dans le plus effroyable désert », écrit-il, de Djeddah.



Il considère par ailleurs que la peinture abstraite contemporaine a eu de prestigieux précurseurs qui lui ont tracé la voie, il y a des siècles. Ce sont les maîtres de l'art décoratif musulman qui ont su mettre en valeur de belles matières pour décorer l'architecture civile et religieuse de mille entrelacs, de savants jeux d'arabesques et d'élégants motifs géométriques. Cependant Dinet a choisi d'être un peintre figuratif. Qu'il traite de portraits, de paysages ou de sujets narratifs et allégoriques, sa peinture, magistralement rehaussée par l'harmonie des couleurs et la luminosité de l'atmosphère, l'a fait comparer à Ingres, à Courbet, à Manet ou au Suédois Zorn. Mais à une époque où d'autres artistes continuent à puiser leur inspiration dans l'antiquité et la mythologie, Dinet se tourne vers le monde arabe pour le faire comprendre et le faire aimer. Son art de l'exactitude recèle également une recherche métaphorique qui exprime une sensibilité engagée au service d'un idéal. Car, à la précision de l'observation, s'ajoute l'intuition de la spiritualité qui se reflète chez ses personnages pour révéler leur âme, leur condition sociale et l'environnement culturel. C'est ainsi que le recueillement, bien plus « El Khouchoua » sont pleinement restitués dans le tableau de la prière qui prend toute sa signification grâce à l'harmonie entre la vigueur sereine des hommes et l'ardeur de la foi dans l'attitude, le geste, le regard... Son style figuratif n'est pas une manière de rivaliser avec la photographie mais grâce à une technique sûre et une maîtrise de la couleur, Dinet s'efforce de trouver un langage simple pour exprimer une réalité complexe qui échapperait autrement. L'émouvante « Femme abandonnée » ne sourit pas, immobile, perdue dans sa contemplation de l'infini du désert, car elle reflète l'image de la solitude et du désespoir, de la résignation, face à la fatalité. Cependant, la chaude lumière du désert qui fut l'inépuisable inspiratrice de Dinet lui permit également de peindre des nus dans des paysages féeriques.                                                             A suivre

C. Djamel
Vendredi 28 Janvier 2011 - 23:01
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CULTURE
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