REFLEXION

‘’N’JAJRA’’ A SIDI BELATTAR : Un douar au brûloir

L’été qui commence déjà à donner le ton en dilatant les jours, s’annonce chaud et brulant à l’égard des bourses, des foyers, et notamment les jeunes dans le perdu douar de ‘’N’Jajra’’ dans la commune de Sidi-Belattar.



La wilaya de Mostaganem qui dispose d’importantes ressources en eau, tout comme d’importantes infrastructures de distribution et d’assainissement lui valant une place parmi les premiers podiums à travers le pays en matière d’addiction de la population en eau potable, aurait-elle oublié le douar N’jajra ? La question est posée par les autochtones de la bourgade, à travers une pétition jointe à une lettre ouverte adressée à monsieur le wali et déposée à la rédaction du journal, pour lui mettre la lumière sur cette problématique qui se répercute sérieusement sur leur mode de vie et leurs bourses, faute de sérieuse intervention de la direction des ressources en eau vis-à-vis l’entreprise chargée de leur assurer une AEP au plus tard en juillet 2016.  Les signataires de la lettre ouverte au nombre de 40 chefs de famille, remettent en cause le sérieux et la capacité de l’entrepreneur chargé de cette opération qui connait un retard de 16 mois, dépassant de loin les clauses de son contrat, contrairement à son homologue qui a déjà achevé son projet au voisin douar de Ouled H’madnia. L’ironie dans l’histoire demeure l’addiction d’une région dépeuplée en eau qui utilisée dans l’irrigation de terres agricoles non loin des habitants de N’jajra qui ont soif. D’où leur recours aux citernes que les privés leur accordent à hauteur de 1.200 DA. Prix lequel, est bien sûr revu à la hausse durant l’été en raison de la forte demande en la matière.  Outre le problème d’eau, les habitants du douar relèvent également d’autres embarras à l’exemple du très mauvais état de toutes les voiries convergeant à N’jajra. Ce qui pousse les transporteurs et les usagers de la route à bouder cette destination tombant de pire en pis en une léthargie suffocante. Le gaz de ville pour parer à la bonbonne de gaz butane, les aires de jeu destinées aux enfants, un éventuel stade pour les jeunes, une maison de jeunes pour se détendre, entre autres commodités, demeurent d’autres projets que cette contrée ne connait nullement, poussant jeunes et moins aux vices de l’oisiveté. 

Ilies BENABDESLAM
Mardi 16 Mai 2017 - 20:26
Lu 569 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 25-11-2017.pdf
3.92 Mo - 24/11/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+