REFLEXION

Moubarak out !



L’Egypte persiste à chanter un air tunisien et les égyptiens déterminés à faire leur révolution. Les rumeurs les plus folles et les plus persistantes, font état, déjà du départ des fils de Moubarak et de Suzanne Moubarak, leur mère et épouse du chef de l’Etat. Ces derniers ont pris une destination inconnue pour l’instant. Mais un seul cas de figure est avancé, ils sont aux Etats-Unis d’Amérique, et ils y resteront jusqu’à la fin de leurs jours. Ils n’auront plus droit de cité en Egypte. Avec l’arrivée ce vendredi au Caire de l’ancien directeur de l’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’égyptien et opposant au régime de Moubarak, Mohamed El-Bradai, les choses se sont corsées. L'opposant égyptien, l'un des principaux soutiens des manifestations antigouvernementales, tient à prendre la tête de ce mouvement populaire et gigantesque pour faire tomber le régime. Est-ce l’homme providentiel, qu’Oum Dounia attendait avec impatience, sera-t-il la figure de proue dans cette Egypte en situation de chamboulement ? En tous cas, aujourd’hui, le pouvoir en Egypte semble dépassé par les événements, il a été surpris par l’ampleur des manifestations hostiles à Hosni Moubarak, ses fils, sa famille, son parti et à tous ceux qui appartiennent au clan du Raïs. A ce jour, on a enregistré pas moins de 28 morts et des centaines de blessés. Moubarak ne retient pas la leçon donc, et ordonne qu’on tue les égyptiens, alors que ces derniers ne demandent que son départ et non pas seulement celui du gouvernement qu’il vient de destituer. Pour l’écrasante majorité des égyptiens, le problème ne réside pas dans le changement du gouvernement, mais dans le départ du Raïs et du changement du système instauré depuis plus de 30 ans. Aujourd’hui, l’on assiste à un quadrillage général et menaces contre les manifestants, dans une Egypte en état d’alerte répressif maximal. Dans ce bras de fer qui n’en est qu’à ses débuts, le pouvoir égyptien peut compter sur le soutien des occidentaux. Ces derniers ne peuvent se priver d’un allié aussi ‘’sûr’’ dans la région. Les formules vagues comme l’appel à la retenue, ou à tenir compte des sentiments des citoyens expriment surtout le souci de ne pas être à côté de la plaque comme ça été le cas pour bon nombre d’entre eux en Tunisie. Le souci premier du régime est d’empêcher qu’une dynamique à la tunisienne ne se crée et se propage dans un pays où plus de la moitié de la population vit sous le seuil de la pauvreté et où des élites supportent de moins en moins l’autocratie et les velléités de Moubarak de faire hériter son pouvoir à son fils Gamal. Même les 40 milliards de dollars amassés par sa famille et placés sur des comptes à l’étranger ne peuvent venir à bout de la colère de tout un peuple.

Amara Mohamed
Dimanche 30 Janvier 2011 - 23:01
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CHRONIQUE
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