REFLEXION

Mostaganem : ville traditionnelle, ville « moderne » européenne (3éme partie)



La première période d’urbanisation de type militaire (1833-1850) et d’occupation de la ville existante, se poursuit par la création de la ville dite moderne. Initiée en 1855, elle donne naissance à la physionomie urbaine de Mostaganem selon un plan d’alignement des rues, ponctué de places et de carrefours. Une succession de projets a été entamée postérieurement par la construction de L’hôpital militaire et de la Place d’Armes - qui deviendra plus tard la Place de la République - plantée d’arbres et dont la position centrale regroupe l’église et des bâtiments de deux à cinq niveaux pour usage d’habitation. La conception des façades avec des balcons et de grandes fenêtres jouissent de la vue, tout en assurant l’ensoleillement et l’aération. Les rez-de-chaussée en arcades sont généralement réservés aux activités commerciales. Au fur et à mesure que la ville prend forme, on observe l’apparition de plusieurs quartiers (La marine, La pépinière, Beymouth et Saint-Jules) autour du centre colonial, offrant aux ingénieurs et bâtisseurs français en Algérie l’opportunité d’expérimenter des techniques et des dispositifs urbanistiques nouveaux. C’est la période des orientalismes qui ont laissé des traces visibles dans la conception des projets architecturaux. Le développement économique de la région entre 1910 et 1959, dû à l’essor de la viticulture, a favorisé l’exécution des projets structurants de la ville. L’Hôtel de ville, en 1927, constitue par son architecture massive un fait marquant et un repère dans la représentation sociale. D’autres équipements importants ont suivi, tels que l’Hôtel des finances, La poste et les banques qui ont été réalisés le long du boulevard principal Benayed Bendehiba (Ex. Avenue du Premier de Ligne). L’édification de nouveaux quartiers (Monplaisir à l’Est, La Salamandre au Nord Ouest) ainsi que la jonction des quartiers existants (Beymouth, Saint-Jules et Raisinville) donnent à la ville la configuration héritée après l’indépendance.  Jusqu’aux années 1940, la production des logements a été le fait de l’initiative privée. Ce n’est qu’après 1954 que les autorités françaises ont mis en œuvre des formules pour loger la population algérienne défavorisée. Issue de l’exode rural, celle-ci était installée dans des bidonvilles à proximité de Monplaisir, El Arsa et Tidjditt. Au nord de ces quartiers, l’armée française en 1956 a construit un camp de recasement dénommé « Les maisons du capitaine », et l’office HLM (Habitations à loyer modéré) pour sa part, a réalisé des logements de types divers sur deux sites. Durant les dernières années de la Guerre de libération nationale, le Plan de Constantine a financé des logements type HLM à Raisinville, Beymouth et à l’extrémité Sud Est de la ville. Les différents tissus européens qui se sont juxtaposés en adoptant, en général, le même type d’urbanisme, définissent les lignes de croissance radioconcentrique de la ville après l’indépendance. C’est ainsi que l’urbanisation s’est déployée selon trois axes principaux reliant Mostaganem à Oran à l’Ouest, Relizane au Sud et Ténès à l’Est. A suivre

Lakhdar Yamani et Kouider Brahimi
Lundi 27 Mai 2013 - 10:09
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MOSTAGANEM
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