REFLEXION

Mostaganem triste pour ses Fennecs



La ville de Mostaganem a retenu son souffle dimanche, l'espace du premier match de l'équipe nationale dans la Coupe du Monde. De la pépinière à mont plaisir, de Tgditt à Beymouth, d’El Arsa à Tobana etc.. S’est arrêtée de vivre dimanche à partir de midi. Ce 13 juin 2010 était spécial. Il voyait le retour de l'Algérie en phase finale de Coupe du Monde, après vingt quatre ans de disette. Les Belloumi, Madjer et autres Dalheb étaient les héros d'un passé mal connu pour les plus jeunes ou à ranger dans le grand livre de la nostalgie du football algérien. Place aujourd'hui à Ziani, Belhadj et Boughera, vedettes d'une qualification héroïque et épique face à des egyptiens amers. Alors que les paraboles ont poussé comme des champignons sur les balcons depuis le début des années quatre vingt dix, les drapeaux et autres fanions claquent fièrement, caressés par le ciel couvert inhabituellement en cette période estivale. Les mostaganémois se pressent à la sortie des bureaux ou des magasins à l’heure du match afin de se retrouver autour d'un écran pour suivre la rencontre face à la Slovénie. On défie les feux rouges et les Stops, on klaxonne fort sur fond de chants et de slogans diffusés en boucle par les radios depuis le début de la matinée. Une fin de match, cruelle A midi et demie, heure locale, la vie s'arrête et la ville se fige. Tout Mosta a les yeux figés pour ses porteurs du maillot vert qui ont enfilé une tunique blanche pour leur premier match de poule. Chacun retient son souffle et vibre à la moindre action offensive de leurs favoris. Le score de parité (0-0) à la mi-temps, flatteur pour des Slovènes moyens, laisse une grande part d'espérance pour tout un peuple qui attend un exploit de ses footballeurs depuis la victoire historique face à la RFA (2-1) en 1982, en Espagne. Hélas, deux détails qui se transforment en fautes fatales, sont cruels pour les algériens. Avec un peu plus de rigueur et de discipline dans le jeu, les algériens auraient pu au moins arracher le point du match nul. C'est raté et partie remise à vendredi prochain pour tous les supporters des Fennecs qui préparent déjà les drapeaux, les maquillages et les Vuvuzelas pour le rendez-vous décisif face à l'Angleterre. Triste mais pas abattue, Mosta range ses fanions et ses sifflets, en attendant des jours meilleurs.

B.N
Mardi 15 Juin 2010 - 10:54
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MOSTAGANEM
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