REFLEXION

Mostaganem se métamorphose en une ville sale. Immondices, ordures, urines…

La ville de Mostaganem est sale. Trop sale et toujours. Matin, après midi et soir. A en croire que la mairie de la ville ne dispose point d’un service d’hygiène qui s’occupe de la collecte des ordures. Pourtant, le ramassage se fait quotidiennement, même si parfois cette régularité n’est pas vraiment respectée.



Mostaganem se métamorphose en une ville sale. Immondices, ordures, urines…
Il se trouve néanmoins que même après le passage des camions et des tracteurs de la municipalité, les endroits débarrassés de leurs immondices restent toujours crasseux, particulièrement dans les lieux où les agents d’entretien ne passent plus depuis belle lurette. Pressés à achever leur tâche dans les meilleurs délais notamment en ces temps de canicule, les éboueurs ‘oublient’ pas mal de ruelles dans les quartiers populeux, laissant la population déguster les odeurs nauséabondes de la sardine qui chlingue à des rayons de centaines de mètres. Ils laissent également des traces de leur passage au centre ville comme le travail est bâclé, laissant tomber un sachet par-ci, des détritus par-là, un bidon à moitié vidé ailleurs, etc. Les responsables de la commune de Mostaganem semblent ne pas résider dans la ville puisque ce catastrophique état des lieux s’empire de pire en pis depuis le mois de juin, sans qu’aucune sérieuse opération de nettoyage ne vienne parer à cette réalité frappante. Et en dépit des agents d’entretien, des balayeurs, et des équipes de l’Algérie blanche censés être éparpillés à travers les quartiers de la ville après le passage des éboueurs afin de renforcer l’opération de nettoyage, notamment sur les trottoirs et sur le côté des chaussées, il est impossible de faire un mètre sans constater toute la malpropreté de la cité. Or, Ceux-là, on ne les voit plus dans certains quartiers périphériques de la ville et les camions à benne à ordures peuvent passer autant de fois qu’ils veulent, les trottoirs et les caniveaux sont là à nous faire penser à ‘rihat el-bled’ (l’odeur du pays). Les routes en dehors de l’agglomération ne sont pas pour leur part épargnées. Regardez la périphérie de Salamandre. Les balayeurs ne peuvent venir eux seuls à toute une absence d’une sérieuse politique en la matière et à l’autre absence de toute une éducation, la situation ne semble plus inquiéter outre mesure. Car il n’est pas question d’incriminer exclusivement les services de la voirie ou les responsables de l’APC dans cette question d’hygiène qui met en danger la santé de tous les citoyens de la région. Mostaganem étant la destination d’un afflux de touristes locaux de plus en plus important, il n’est plus une gêne de voir toutes les capsules et sortes de bouteilles semant ville et campagne. Le civisme et l’éducation étant ce qu’ils sont dans notre pays, les citoyens dont les commerçants, ont une grosse part de responsabilité, notamment dans le lancement à tout bout de champ des sacs de détritus à tout moment et à tout endroit. A tel point que les gens s’accommodent de la présence de petites décharges sauvages sur les trottoirs et vont jusqu’à s’attarder parfois devant ces mêmes décharges et discuter des heures durant, sans en être gênés outre mesure. Tout est devenu normal.

Réflexion
Lundi 10 Août 2009 - 08:00
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MOSTAGANEM
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