REFLEXION

Mostaganem prise en otage par les nouveaux riches

D’OU PROVIENNENT TOUTES CES NOUVELLES FORTUNES ?

Ils possèdent des fortunes, des logements de grand standing, des villas somptueuses, des voitures luxueuses, ils vont se faire soigner en France et passer leurs vacances, les nouveaux riches. Il n’y a pas de définition scientifique du concept de « biens mal acquis » ; mais il est clair que se sont des biens provenant d’activités délictuelles qui ont permis à de nombreuses personnalités inconnues au bataillon de s’enrichir alors que les riches se comptaient sur les doigts, à Mostaganem.



Mostaganem prise en otage par les nouveaux riches
Des gens dont l’enrichissement que leurs revenus ne peuvent justifier et tout le monde est conscient que le plus souvent, ils sont le résultat de détournements de fonds, de vols ou de transferts illicites d’argent public entre les comptes nationaux et leurs comptes personnels. Des personnes qui se sont enrichis de la corruption et de l’octroi de rétro-commissions (lors de l’attribution de marchés publics ou d’entreprises publiques à des proches ou même à des compagnies étrangères) parfois ils sont même rétribués par des cadeaux pour citer les exemples concrets ayant trait aux manipulations par des responsables à la tête de nos entreprises publiques. Le sujet est toutefois particulièrement difficile à appréhender tant les auteurs des infractions en question, ont pris soin d’entourer les mécanismes d’évaporation des capitaux de la plus grande opacité, garante d’impunité, grâce aux appuis et à la complicité de personnalités influentes, tels que des députés, sénateurs et autres.

Qui tirent les ficelles ?
Au delà des connivences politiques, la tâche des auteurs d’infractions est généralement facilitée par ceux qui tirent les ficelles Le montage d’opérations via un enchevêtrement de trusts, de sociétés écrans ou de sociétés fictives qui permet de masquer le blanchiment d’argent Il est donc difficile de prouver parfois le détournement tâche difficile de déterminer l’origine des biens désignés, leur valeur, et de voir si les personnes ainsi identifiées peuvent justifier de revenus suffisant ayant permis leur acquisition. Si ce n’est pas le cas, ces biens immobiliers auront donc bien été acquis sur le dos des contribuables. On ose à peine imaginer les montants en jeu si on élargissait l’étude à l’ensemble des élites ayant acquis des fortunes illicites. C’est un véritable enjeu de développement. Ce pillage en règle, va à l’encontre même des principes du développement, et apparaît comme un véritable scandale. Ces détournements sont de véritables manques à gagner pour l’Etat. Les responsabilités de certains élus, responsables locaux et autres entrepreneurs malhonnêtes comme nous l’avons signalé dans les éditions qui ont trait à l’affaire AFMOS de Mostaganem dont l’enrichissement illicite est d’ailleurs des plus indéniables prouve cet état de faits. De nombreuses entreprises privés, ont profité pour remporter des marchés publics juteux et en compensation ont eut même la primauté des logements qui revenaient au plus offrant mais un directeur à décider que se serait autrement. Aujourd’hui les citoyens attendent de voir les premiers signes d’une « rupture » tant annoncée dans la gestion des affaires du pays. Au delà des discours, le combat contre la corruption, la mal gouvernance et l’impunité n’a toujours pas vraiment commencé, combat qui pourrait mettre fin à ces fléaux qui ont entamé la confiance du citoyen.

On les connait tous …Une enquête serait préférable ..!
Interrogé le citoyen de la rue réagit de façon à faire savoir qu’il est plus que temps d’enclencher un combat, pour mettre fin à ce cycle de l’impunité au détriment du bien être des populations et remettre la justice au centre de la démocratie. Aujourd’hui il est difficile d’estimer, les fortunes acquises sur le dos du contribuable et de l’état, Il n’y a pas de définition officielle des biens mal acquis pour opérer des choix à l’heure et de labourer ce vaste champ d’investigation. Il serait nécessaire de dresser l’inventaire de ces fortunes d’origine illicite Il appartient sans doute davantage au parlement, à la justice et à la société civile de l’entreprendre. Les quelques estimations disponibles donnent toutefois un ordre de grandeur et l’impôt payé est devenu l’apanage des pauvres, alors que des élites corrompues bâtissent un empire financier frauduleux, et ne peuvent le faire que grâce à l’appui de personnalités intouchables. Nul doute que les riches particuliers, savent trouver les arguments qu’il faut pour convaincre alors que le présent chapitre dévoile le parcours de combattant qui attend le peuple spolié cherchant réparation. Il s’agit de retrouver la trace des actifs détournés, donc leur localisation géographique présente et, quand ils ont été convertis d’une forme à une autre, à savoir : Dans immobilier, les banques, en espèces ou en valeurs thésaurisées. C’est l’opacité du système financier et les technologies qui l’ont rendu possible et qui ont facilité la tâche des auteurs d’infractions, qui peuvent aisément transférer, disperser des actifs acquis par des moyens illicites, pour dissimuler la provenance d’argent acquis de manière illégale (détournements, corruption, trafic de drogue…) afin de le réinvestir dans des activités légales, telles l’ immobilier. C’est une étape importante, car sans le blanchiment, les criminels ne pourraient pas utiliser de façon massive ces revenus sans être repérés. La localisation des fonds d’origine illicite est plus difficile lorsque les transferts sont dissimulés grâce au blanchiment d’argent. Le temps de la justice n’est décidément pas celui de la finance, et les discours ne suffiront pas, si la volonté politique ne suit pas. Elle le serait, c’est probable, si les dirigeants sentaient une attente forte de l’opinion publique sur le sujet pour ouvrir des enquêtes.

Benyahia Aek
Vendredi 14 Octobre 2011 - 10:33
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MOSTAGANEM
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