REFLEXION

Mostaganem au 3ème jour après des émeutes : Appréhension et services de sécurité toujours sur le qui-vive



Mostaganem au 3ème jour après des émeutes : Appréhension et services de sécurité toujours sur le qui-vive
Hier mercredi, vers les 10 heures, les dizaines de jeunes commerçants informels protagonistes des violentes émeutes ayant ébranlées le centre-ville dimanche passé, s’accaparaient ‘’timidement’’ et avec beaucoup d’appréhension, le nouvel espace que l’autorité local s’est décidé à leur céder. Un espace constitué de la ruelle située dans le prolongement de la rue de Lyon, au dos du marché de l’ex-place Thiers. Intégrant chaussée, désormais fermée aux véhicules, et trottoirs, 56 petits carreaux y ont été marqués. A peine une vingtaine étaient ‘’réquisitionnés’’, qui par une table de fortune, qui par un ballot d’effets vestimentaires non déballés, par leurs attributaires. Au brouhaha d’habitude assourdissant, à la clientèle en surnombre, et à l’ambiance fraiche et ombragée sous et aux alentours du pont Dallas, s’est substitué un soleil de plomb, des acheteurs potentiels rares, et une exigüité asphyxiante de l’espace concédé à chacun. ‘’Venez par là, 200 dinars la robe !’’, ose s’égosiller, sans grande conviction, un adolescent. ‘’Là où on vous mettra, nous vous suivrons !’’, réconforte une dame d’un certain âge, à l’adresse des revendeurs clairsemés à travers la ruelle longue d’une cinquantaine de mètres.

Au sein des groupuscules, que les commerçants ‘’anciennement’’ établis scrutaient, de loin, avec réticence et grande appréhension, les commentaires allaient bon train. ‘’On dit qu’elle va partir incessamment, au mois de juin ! Son règne a trop duré ! Qu’on la nomme ailleurs, wali ou même ministre ! Pourvu qu’on nous en débarrasse !’’, spécule, avec une pointe de véhémence, un ‘’émeutier’’ à propos de Mme le wali, accusée de léthargie, de bureaucratie et de statu quo paralysant. ‘’Elle sait pertinemment qu’aucun jeune ne daigne la sentir à Mostaganem !’’, lui réplique le camarade du trottoir d’en face. ‘’À qui vont être attribué les locaux commerciaux construits !’’, enchaine le troisième avant qu’un autre camarade, dérangé par le soleil franc, détourne l’angle d’attaque en suggérant qu’il va falloir demander à l’APC de surélever le muret qui les sépare de l’Oued Aïn Sefra, d’une cloison de panneaux à même de procurer au site ombre et fraicheur. De bon marché, de prix à portée des démunis, d’ustensiles à la douzaine, et d’embarras dans les choix, il n’était guère question en ce souk informel qui s’installe.

Pas plus formels que leur souk, au lieu de registres de commerce, les commerçants ‘’transférés’’ y activeront en vertu d’un ‘’droit de place’’. 80 autorisations ont été délivrées par l’APC, dans ce cadre. Un droit et un souk qui leur ont valu pas moins de 32 arrestations parmi les ‘’siens’’. Déférés lundi passé devant le procureur de la République près le tribunal de Mostaganem, deux prévenus ont été écroués, sept en ont été placé sous contrôle judiciaire, alors que le reste sera convoqué à comparaitre en citation directe ; leur procès devant avoir lieu samedi ou lundi prochain, devant le tribunal correctionnel.

M. Medjahri
Jeudi 14 Mai 2009 - 07:58
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MOSTAGANEM
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