REFLEXION

Mostaganem : Une affaire d'expropriation et de pot-de-vin. 200 millions rubis sur l'ongle ou 500 millions d'extraction de sable.



Mostaganem : Une affaire d'expropriation et de pot-de-vin. 200 millions rubis sur l'ongle ou 500 millions d'extraction de sable.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le citoyen exproprié n’en revenait pas, il a dû mal entendre les deux propositions qui lui ont été faites par les agents de  l’urbanisme, et qui consistaient à payer rubis sur l’ongle 200 millions, ou la permission d’extraction de sable pour une valeur de 500 millions de centimes.
Cette affaire qui sort de l’ordinaire de par son cachet particulier, est d’autant plus authentique que réelle dont les  faits remontent à quelques années déjà, où un citoyen avait fait l’objet d’une expropriation de son terrain par la commune de Mostaganem du temps de l’ancienne assemblée populaire communale. Le terrain en question a été affecté pour servir d’assiette à un commissariat de police devant abriter une sûreté urbaine. L’exproprié devait être systématiquement indemnisé conformément à la règlementation en vigueur. Mais des mois passèrent et  aucune indemnisation en vue, malgré les plusieurs requêtes formulées auprès de l’administration concernée. Convaincu qu’il n’allait pas accéder à ses droits, alors il décida tout simplement de déposer une plainte auprès de la chambre administrative auprès du tribunal compétent. L’affaire ayant été jugée, le tribunal a donné raison à l’exproprié en sommant l’APC de procéder à la régularisation de la situation dans les plus brefs délais, soit en indemnisant pécuniairement le requérant, soit en lui attribuant un terrain en contrepartie de celui exproprié. Finalement, c’est la deuxième option qui a été retenue en commun accord. Donc, une commission de choix de terrain a été mise en place à l’effet de prospecter un terrain devant être attribué au citoyen concerné. Quelque temps après, un terrain avait été retenu d’où le procès-verbal de choix de terrain. A la satisfaction de toutes les parties, le problème venait d’être résolu, restait seulement la décision d’affectation qui devrait permettre à l’intéressé d’entrer en possession de sa nouvelle propriété foncière, mais c’était sans se douter de ce qui allait se passer plus tard, car en se présentant à la direction de l’urbanisme pour récupérer son acte administratif, il s’est vu manipuler tel un naïf, tantôt, la procédure n’aurait  pas été finalisée, tantôt des difficultés auraient surgies et qu’il fallait revenir une autre fois etc.. et tous les baratin du monde pour atterrir dans leur guêpier. Devant cet état de fait et ne sachant quoi faire, il décida de revenir à la charge, mais cette fois avec la ferme intention de mettre un terme à cette mascarade. En se présentant pour la énième fois, le citoyen n’est pas au bout de ses surprises. On venait de lui proposer le plus normalement du monde, deux solutions pour en finir avec ce problème, soit qu’il paie 200 millions de centimes rubis sur l’ongle, en contrepartie de la remise du document, soit qu’il les autorise à procéder à l’extraction de la moitié de la quantité de sable du terrain qui venait de lui être affecté qui s’élève à 500 millions, sous prétexte que ce terrain contenait une quantité de sable d’une valeur estimée à un milliard de centimes (1.000.000.000). Ce sont des propositions émanant de la direction communale de l’urbanisme de Mostaganem. Complètement abasourdie et  stupéfaite, la victime n’en disait mot, car elle croyait qu’elle avait affaire à des gens sérieux, plus particulièrement à la suite d’un jugement rendu par le tribunal. Quelle audace ? Il fallait oser, sans scrupule aucun.  A voir des cas pareils, et des commis de l’état agir de la sorte, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement et le problème demeure non résolu à ce jour. Il nous semble, au demeurant qu’aucune institution n’est épargnée hélas par la corruption. Tous ceux qui possèdent un peu de pouvoir, ont malheureusement tendance à en abuser, et à se servir allègrement. Ne dit-on pas charité bien ordonnée commence  par soit même.   Mais jusqu’à quand ? Car la lutte contre ce fléau reste une œuvre de longue haleine, elle présente beaucoup de risques. Cette lutte nécessite la collaboration de tous les acteurs, les instances politiques, la justice et la population.

Réflexion
Samedi 4 Juillet 2009 - 08:00
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