REFLEXION

Mostaganem : Quand le voyageur se perd !

Cité des 400 logements, cité des 800 logements, cité Moucheté, cité de l’Oaic, cité Cia, Cité Opgi, cité des docks, cité coopérative x ou y... Et tant d’autres dénominations plus bizarres les unes que les autres désignant les agglomérations qui gravitent autour de l’ancienne ville de Mostaganem qui était limitée à Tobana, Derb, Tigdit, Matemore et la gare SNCF par où transitaient tous les voyageurs par route comme par rail. La ville s’est élargie et les commodités ne suivent plus.



La fluidité de la circulation à Mostaganem commence à poser de sérieux problèmes et les milliers d’amoureux de la Perle de la Méditerranée commencent déjà à penser à leur séjour estival. Le pic devrait être atteint cette année à la mi-juillet, soit près d’une semaine après l’aïd el fitr qui devrait correspondre au jeudi 7 juillet.
Combien de bourlingueurs ou d’excursionnistes ont dû faire appel aux autochtones pour s’orienter en ville comme dans la périphérie ?
Si Aucher et Saint Jules ne devraient plus avoir droit de cité pour n’avoir aucun lien avec notre patrimoine, Du Barail le devrait encore moins pour crimes contre les musulmans algériens, et les Mostaganémois en particulier, alors qu’il a encore sa place dans les mémoires courtes. Et comment devrait-on se retrouver sans ces tristes et honteuses appellations dans une ville qui n’est en certains coins qu’un semblant de grand douar ?
A titre d’exemple, la Cité Emir Abdelkader attend toujours son écriteau commémoratif et ses plaques de signalisation. Selon, nos sources les services de l’Apc tardent à débourser le pécule d’une simple plaque en bleu et blanc pour donner vie aux vœux de citoyens qui ne veulent plus de l’anonymat de leur cité Oaic, militaire, Ines, docks silos… et mille autres qualificatifs.
Autre exemple. Coincée entre les rues Bensalem Amar, Belhadj Hamidi et Bessayeh Ghali, la place, des héros de la guerre de libération, la place du nom du criminel de guerre François Charles Du Barail ne disparaitra des mentalités qu’avec une inscription en grandes lettres d’or d’une dénomination digne d’un peuple libre à jamais et de la ville de Mostaganem digne pour toujours. Même des Français renient Du Barail et ne s’apparentent plus à ce massacreur d’Algériens.
Les  comités de quartiers n’étant pas toujours à la hauteur de l’attente des citoyens pour cause de manque d’entraide entre ceux-là, seraient certainement intéressés par une mission palpable et effective qui consiste en l’inscription des noms de rues en collaboration avec les services compétents quitte à faire appel à des dons de bienfaiteurs qui se verraient concrètement un travail qui durera dans le temps comme le durerait  Mostaganem.
Au moins les facteurs ne frapperont plus à votre porte pour vous demander où habite Untel et les gens de passage s’y retrouveront comme ils s’y étaient dans une ville moderne et Mostaganem ne l’est point encore ; et c’est de là que commencerait l’idée novatrice de toute agglomération.

 

Benatia
Mercredi 2 Mars 2016 - 17:30
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