REFLEXION

Mostaganem. Les maladies à transmission hydrique : Des calamites naturelles ou des négligences fatales ?



Mostaganem. Les maladies à transmission hydrique : Des calamites naturelles ou des négligences fatales ?
Décidemment, nous verrons plus la fin du tunnel du sous développement, nous continuons de le développer avec le retour en force des maladies « émergentes et réémergentes » tels ces centaines de cas de gale, qui ont ravagé les milieux scolaires au cours des l’année scolaire qui s’achève, d’autres centaines de cas de tuberculose, maladie censée vaincue, mais, qui refait surface, en s’installant à vie au sein des foyers nécessiteux et des milliers de cas de conjonctivite, au cours d’un sale été inoubliable et surtout avec le cycle infernal qui s’annonce dès les premiers jours de la saison estivale, de ces fameuses maladies, appelées communément les M.T.H (maladies à transmission hydrique) qui font désormais l’objet de tant de circulaires et autres plans d’action à l’approche de chaque été, des maux mortels dus en majeure partie à l’absence totale de l’hygiène de l’eau, une eau si vitale qui peut devenir énormément mortelle en étant malsaine et chargée de bout de germes nocifs pour la santé en entraînant la mort en quelques heures, surtout à l’absence d’une assistance médicale et paramédicale en urgence après 47 ans d’indépendance, l’eau « algérienne » tue encore et cause des ravages au sein des populations par de typhoïde et de cholera, ces deux fléaux frappent sauvagement et encore à nos portes et font souffrir tant de malades en les clouant pour de longes et pénibles jours sur des lits d’hôpitaux publics, nécessitant des antibiothérapies massives ou la mise sous réhydratation, mode de traitement coûtant l’équivalent de 12,000 D.A par malade et par jour, alors que ces maladies sont très contagieuses et touchent en quelques jours, des centaines de personnes ayant juste consommé de l’eau contaminée par les germes nocifs pour l’organisme qui se dérègle facilement par le bacille d’Eberth pour la thyroïde ou le vibrion NAG pour le cholera.
Certes, l’état ne lésine par sur les moyens, il veille et tente d’éradiquer ces M.T.H,qui sévissent encore, en octroyant annuellement des budgets faramineux pour les établissements hospitaliers publics( les ex- secteurs sanitaires) pour la prise en charge totale des cas hospitalisés et d’autres milliards aux collectivités locales sous forme de dons considérables de produits de lutte contre les maladies et autres moyens matériels, consistant l’attribution de tonnes de chlorure de chaux pour la désinfection des pointes d’eaux, des tracteurs et autres citernes pour l’approvisionnement des zones rurales dépourvues d’eau potable, mais les M.T.H continuent de nous rendre visite et des cas de typhoïde, ont été déjà déclarés au cours de l’hiver passé par les directions de la visite du pays.
A Mostaganem, aucun cas de ces maladies n’a pu être enregistré au cours de ce premier semestre de l’année en cours, néanmoins des instructions fermes viennent d’être adressées aux bureaux communaux d’hygiène de la wilaya pour une surveillance accrue de la qualité bactériologique et chlorométrique de l’eau, destinée à l’alimentation des personnes.

Et c’est trop malheureux et follement bête de mourir de cholera à l’orée du 3éme
Millénaire à cause de négligences aberrantes d’hygiène ; une eau sans javel… !

L.Ammar
Dimanche 14 Juin 2009 - 08:00
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MOSTAGANEM
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