REFLEXION

Mostaganem : Le prix à payer pour la santé

Depuis la privatisation du système de santé dans notre pays, il est devenu difficile pour le citoyen au revenu modeste de se soigner dans les cliniques privées, même pour ce qui est des assurés sociaux. Une prise en charge pour des soins appropriés coûte chère et seuls les gens qui ont les moyens peuvent se le permettre.



Quant au secteur sanitaire étatique, ce dernier ne répond plus à l’attente du malade en particulier pour des opérations qui demandent l’intervention de spécialistes et
d’ urgentistes. Selon les informations recueillies auprès de patients qui se sont fait opérés dans les cliniques privées pour des interventions parfois complexes et importantes, les honoraires dépassent de loin les limites du raisonnable. Nous nous sommes rapprochés de l’un de ces patients qui nous a fait un récapitulatif du parcours et des démarches entreprises dans son cas qui a exigé une intervention chirurgicale dans une des cliniques à Mostaganem. Aussi, ce dernier après consultation et bilan médical, il a été diligenté vers une clinique privée par le spécialiste pour subir une opération. Le spécialiste qui tient un cabinet médical privé quant à lui est conventionné à ces cliniques privées comme pour d’autres praticiens dans les différentes spécialités et qui pratiquent des opérations bien ciblées. Ces interventions ne peuvent êtres pratiquées au niveau des C.H.U.O, par manque parfois de chirurgiens, de spécialistes, et de médicament, enfin du moindre nécessaire pour des opérations à caractère spécifique. Pour le citoyen qui doit passer par le billot des privés, il est obligé de payer et se résigner au dictat imposé, même pour un accouchement ou une césarienne le prix n’est pas donné. Ces cliniques pratiquent des prix parfois hors de portés, même pour un assuré. En effet pour mieux illustrer les difficultés rencontrées par l’assuré dans le cas d’une hospitalisation, puisque aucune prise en charge ne lui est délivrée, par la CNAS, il doit se démener pour affronter les frais à son compte. Ces cliniques ne lésinent pas sur les prix appliqués et les séjours sont limités pour ne pas excéder les trois jours après une opération. Autre fait à signaler concernant les frais de l’opération et de séjour, aucune facture ne vous est établie, dans le cas contraire vous devez payer les taxes et la T.V.A qui s’élèvent à plus de 2000 Da minimum, pour que la C.N.A.S vous rembourse à hauteur de 2000 Da même si l’opération et le séjour en clinique vous coûte plus 20000 Da, aussi les gens abandonnent et s’abstiennent d’exiger la facture, pour se faire rembourser. Cette méthode est appliquée au niveau des cliniques privées ici à Mostaganem, sans que les pouvoirs publics ou ceux du ministère de la santé réagissent. Aujourd’hui comme hier les barèmes de remboursement sont indexés sur l’ancien, toujours d’actualité et à titre d’exemple, une simple visite médicale qui vous coûte plus de 500 Da la C.N.A.S ne vous rembourse que 40 Da. C’est à se demander si les règles et les lois sont les mêmes pour tous. Ces cliniques font la pluie et le beau temps et ont fait du serment d’Hippocrate un fond de commerce très juteux et tant pis pour le malade, ce dernier n’est là que pour le plumer et ce n’est seulement que ça qui compte, pour ces cliniciens.

BENAYAHIA Abdelkader
Mardi 16 Juin 2009 - 08:00
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MOSTAGANEM
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