REFLEXION

Mostaganem : La ressource halieutique en danger. Les lois de la pêche largement bafouées à Mostaganem

Les textes régissant le secteur ne seraient dictés et appliqués que lors des occasions officielle, ils ne semblent pas être respectés par les sardiniers entrant au port, chargés de poissons et ne répondant à aucune des règles régissant la pêche !



Si les halles où le poisson est vendu démontrent que les spéculateurs recourent à de peu orthodoxes procédés de par le boursicotage tous azimuts ; au début de la chaine, ce poisson est souvent harponné dans de véritables eaux troubles. La ressource halieutique est durement éprouvée à cause de patrons de navires peu consciencieux. D’importantes quantités de poisson ne répondant pas aux normes de l’attrape et qui sont mis à la disposition de l’acheteur, confirment le danger qui plane sérieusement sur l’exploitation biologique des fonds marins.
En effet, il faut dire que le contrôle de sardiniers à l’entrée du port ne se fait pas systématiquement. Ces derniers jours, les mostaganémois achètent une sardine dont la longueur ne dépasse point les 7 centimètres. Caractéristique qui à elle seule met en évidence toute l’anarchie qui régule la pêche dans cette wilaya sachant que ce produit devrait être au moins d’une longueur de 12 centimètres pour être attrapé. En effet, il rare où de sérieux contrôles sont dressés au port de pêche de Mostaganem à l’endroit des détenteurs de chalutiers et autres sardiniers. La dernière en date, effectué en mois de mai dernier et qui s’est soldé par la saisie de 7 tonnes de poissons bleus dont la sardine en particulier, s’est voulue tout un évènement pour la direction de tutelle qui a crié haro sur la pêche non conforme. De petite taille ne dépassant les 6 centimètres, les grands pêcheurs recourent à des procédés peu honorables dans leur métier. Aucune distinction n’est faite entre les animaux poïkilothermes en période de développement ou en terme de gestation. Ce qui n’est que synonyme d’une sérieuse destruction de l’écosystème mettant par là, le stock marin en déclinaison sure et certaine. Les responsables du secteur, ont bien tenu à mettre en évidence ces pratiques criminelles des prédateurs humains qui tirent sur tout qui bouge au fond de la grande bleue. La Direction de la pêche en collaboration avec la chambre de pêche et de l’aquaculture ne manquent pas en fait d’organiser des journées de sensibilisation au profit du monde de la pêche quant à la pêche non responsable. Car force de le mentionner, le secteur est pourri. L’amour de gain d’argent avec des moyens purement machiavéliques, ne laisse aucune chance à la reproduction naturelle. Mais faut-il se limiter à une politique de sensibilisation quand les pêcheurs acculent au pied du mur tous les textes régissant le secteur ?
Une pêche responsable assure une pêche permanente. Certes. Or, avec 4.485 marins pêcheurs au plan local dans une surface d’eau de 2.600 Km carrés, sans compter les autres navires qui s’ajoutent à la région convoitée de Mostaganem, tout en tenant en compte le manque de professionnalisme chez nos marins méconnaissant le travail dans les hautes mers, mettant ainsi en danger les côtes de par une surexploitation des régions qui abritent la ressource halieutique en gestation d’éclosion et celle en retrait des prédateurs animaliers ; l’épuisement de la quantité de poisson se fait sérieusement sentir ces toutes dernières années. L’utilisation des produits explosifs est également toujours d’actualité. Ce moyen que les gros bonnets ont longtemps pratiqué dans l’impunité la plus totale et qui est toujours de sujet, est de dégâts ayant répercussion sur la faune et la flore pour 100 ans, sans compter l’émigration du poisson qu’il cause sur de larges périmètres. Et ce ne sont pas les nouvelles dispositions pour amener les pêcheurs à un rigoureux professionnalisme, avec interdiction pour les sardiniers de pêcher dans les zones de moins de 3miles des côtes et dans les fonds de Moins de 45 mètres entre autres importantes dispositions que les autorités semblent désormais appliquer après un long sommeil…qui semblent prises en considération. Le comité chargé de suivi et de contrôle des pêcheurs, composé d’une large palette d’intervenants à leur tête les gardes de côtes, est sensé amené à ester en justice tout pêcheur ne se conformant pas aux règles de la pêche, avec l’autre moyen coercitive de retirer le permis aux contrevenants. Or, au vu des petites tailles de poissons étalés au su et vu ; s’il y a une chose qui est sure, c’est que les lois régissant le secteur de la pêche sont largement bafouées.

B. Abderrahmane
Dimanche 27 Septembre 2009 - 23:00
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MOSTAGANEM
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