REFLEXION

Mostaganem : La prime de la rentrée scolaire; le secours à secourir… !



Instituée depuis l’année scolaire 1999/2000, la prime de la rentrée demeure la louable initiative prise par le gouvernement pour secourir les ménages à subvenir aux charges scolaires qui pénalisent largement les budgets familiaux malmenés, surtout ces derniers temps, par ces évènements qui se sont succédés l’un après l’autre (ramadhan, rentrée scolaire, Aïd El Fitr…).
Seulement, sa rétribution demeure encore opaque et fait souvent l’affaire de tant d’opportunités qui en bénéficient au vu et au su de tout le monde, elle reste encore détournée de ses réelles fins ; une aide destinée et attendue par les nécessiteux, ses véritables bénéficiaires. En cette nouvelle année scolaire qui a vu le déferlement de quelques huit millions d’élèves reprendre les bancs des classes après de si longues vacances d’été, la prime scolaire, qui était de 2000 dinars et qui vient de passer à 3000 dinars, va toucher au cours de cette année quelques trois millions de nécessiteux, dont des élèves orphelins, ceux dont l’un des parents est une victime du terrorisme ou encore ceux-là dont le père est en chômage ou perçoit un salaire inférieur au SMIG. Ces critères de référence, établis par la tutelle servent souvent aux chefs des établissements scolaires, aux enseignants et aux présidents des associations des parents d’élèves, de dresser les listes des bénéficiaires qui sont achemines vers les présidents des APC, qui les visent et sont par la suite transmis aux chefs de daïras qui les contrôlent et en donnent l’aval aux régisseurs des établissements éducatifs a payer les parents bénéficiaires, sur la présentation d’un dossier presque vide : une photocopie de la carte nationale d’identité et un bon de chômage pour le père inactif, uniques pièces justificatives qui permettent de prendre possession de la somme. Ces formalités de l’acquisition de cette prime, si simples à effectuer, ont permis à tant de gens aisés à en venir à contourner cette mesure administrative en quelques minutes, juste en se présentant aux sièges de l’APC, solliciter un bon de chômage en présentant deux témoins, et revenir vers le lieu de la distribution de cette manne qui tombe du ciel. Un des directeurs d’un CEM de la ville, ne cesse de fustiger ces personnes qui n’ont aucune honte à venir se bousculer avec les veuves en attendant des heures pour prendre possession d’une prime qui ne leur revient pas. Il me cite le cas d’un taxieur, qui annuellement vient garer son taxi, flambant neuf en face du collège, empocher son magot sans rougir… ! Certes, les listes sont mises à jour à chaque rentrée scolaire et assainies par les enseignants de chaque cours, en présence du président de l’associations de l’école, mais les recours qui outrepassent le directeur de l’établissement scolaire et atterrissent aux bureaux des présidents des APC et des chefs des daïras, sont souvent pris en considération sans que soit notifié un avis aux directeurs des écoles, ainsi que les autres interventions venant de part et d’autre, finissent souvent par faire charcuter ces listes qui deviennent en fin de compte des listes « familiales et amicales », et perdent de leur valeur initiale, celle de la nécessité, une prime dangereusement détournée de sa fin, à d’autres fins. Aujourd’hui, cette aide généreuse de l’état, doit être secourue et aller a ceux qui ont réellement besoin, et non à ceux qui la détournent en produisant un dossier bidon pour l’acquérir au nom du chômage « désiré » ou autre baliverne.

L. Ammar
Mardi 15 Septembre 2009 - 08:00
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MOSTAGANEM
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