REFLEXION

Mostaganem : La délocalisation du souk Aïn Séfra et le transfert de l’ancienne gare ferroviaire. Deux points noirs dans l’échiquier des élus de Mostaganem

Les deux principaux points noirs qui ont mis nos différents responsables et élus dans l’incapacité de trouver des solutions, est l’ancienne gare ferroviaire disposant à elle seule de 4 ha inutilisable, et la présence inadéquate du grand souk de Ain Sefra. Ces deux obstacles rendent le centre de la ville de Mostaganem divisible, dense par sa population et polluant par sa circulation routière et par conséquent tout développement ou aménagement restera insuffisant malgré tous les efforts consentis et les sommes dégagées par l’état.



Mostaganem : La délocalisation du souk Aïn Séfra et le transfert de l’ancienne  gare ferroviaire.   Deux points noirs dans l’échiquier des élus de Mostaganem
La ville est plongée dans une atmosphère dominée par le brouhaha et le vacarme quotidien, le désordre de la conduite n’obéissant guerre au code de la route, même les feux de signalisations n’arrivent pas à désobstruer le flux incessant de véhicules surtout avec l’avènement de la saison d’été. Oui, la vie des gens est incroyablement difficile et stressante, mais cela n'empêche pas les citoyens de la ville de Mostaganem à surmonter leur râle le bol en patience.
Le quotidien devient infernal devant cette poussée de tacots polluants, et les enfants innocents ne sont également plus à l’abri, surtout avec le squatte des trottoirs réservés principalement pour les piétons, devenu un souci de moindre importance pour les vieux caciques.
Abdelkader, chauffeur de taxi à Mostaganem ville dira, « conduire en ville, surtout dans les heures de pointe et en saison estivale, relève d’un parcours du combattant. Se déplacer n’est pas une mince affaire, on exerce ce métier ab irato ou on affronte journellement les incessants embouteillages et le chaos permanent au volant de son véhicule, c’est le calvaire ».
Quant à l’autre extrémité du centre ville, la vie n’est pas meilleure, à l'image de celle que les citoyens retrouvent dans la rue. Le grand bazar du marché d’Ain Sefra grouillant d'activités ou une concession surpeuplée, les commerçants comme ceux qui viennent faire leurs emplettes, sont entassés et l’image offerte est plus que rudimentaire. Cette exigüité et ce cafouillage permet d’observer tous les comportements humains sauf ceux de nos élus politiciens véreux et inefficaces, voire à bout de souffle pour pouvoir trouver des solutions aux difficultés de l'existence dont se débat Mostaganem.
Mostaganem, l’une des wilayas les plus importante en Algérie, vue sa position géographique enviable et son pole économique et touristique très important, se trouve aujourd’hui plus que jamais confrontée à deux problématiques qui ne cessent d’asphyxier son centre ville, et d’engendrer chaque jour que Dieu fait une situation des plus chaotique avec le flux incessant de la circulation automobile, et le déplacement d’une population en perpétuelle croissance. Cette situation anarchique d’un centre ville qui n’en peut plus supporter le joug de la pollution, et l’amoncellement de tonnes d’immondices provenant du souk d’Ain Sefra. Les deux sources de problèmes, sont l’ancienne gare ferroviaire s’étalant sur 4 ha et la présence du Souk de Ain Sefra dans un lieu sensible, sectionnant le centre ville en deux.
Devant l’amère réalité bien palpable, ou les infrastructures de cette gare ferroviaire complètement abandonnées à leur sort, les citoyens de Mostaganem se posent à l’unanimité aujourd’hui plus que jamais les questions suivantes : A quoi peut-elle servir l’ancienne gare ferroviaire ? Qui est le principal bénéficiaire de cette gare ? Quel est son rôle ? Si elle ne sert à rien, à quant donc son transfert ?
Ce qui n’est pas visible aux citoyens, que cet épineux dossier itératif a été à maintes reprises soumis aux différents élus et responsables, suivis de tergiversations ou désormais aucune solution n’a été apportée.
Aussi ce sujet qui date d’une décennie ou plus a servi pour les différentes campagnes électorales, ou nos heureux élus n’ont jamais tenu à leurs promesses. Car aujourd’hui c’est le citoyen de la ville qui supporte le dard de ce fardeau, qu’est l’engorgement de la ville, notamment en saison estivale ou la quiétude et la sérénité de jadis se sont substituées à l’anarchie et au mal être. Dans ce même contexte, il faut rappeler que par le passé, cette gare ferroviaire, a mis en conflit l’APC de Mostaganem à la SNTF, que cette dernière s’obstinant à restituer ce patrimoine à l’APC qui prévoyait selon une étude l’aménagement d’un important projet pour la réalisation d’un tronçon routier à double voie reliant Sidi Otmane commune de Sayada à Mazagran, doté de spacieux trottoirs servants d’installations de magasins et de commerces et d’un autre coté désengorgeant le flux de la circulation qui pollue énormément , seulement l’APC devant cet obstacle n’a pu réaliser son rêve et le projet a tristement sombré dans l’oublie.
Il aussi lieu de rappeler que l’ex wali a manifesté un grand intérêt à ce dossier ou il a mis en étude le transfert de cette gare de Beymouth vers le chemin des crêtes, exactement face à l’entreprise de Boutelja. L’étude en question évaluée à l’époque à 3 milliards de centimes, s’est retrouvée plus tard dévaluée à 17 milliards de centimes pour la première tranche uniquement.
Le ministre du transport lui-même lors d’une visite sur le site de la nouvelle gare s’est engagé personnellement par des promesses pour le déblocage du montant approprié en vue de lancer les travaux.
Après le départ de l’ancien premier responsable de la wilaya, et l’arrivée du nouveau wali, l’épineux dossier de la gare ferroviaire a ressurgis sur la scène par le biais de l’APW de Mostaganem. Seulement Mme le wali, ferme dans sa décision, a jugé que le projet en question n’entrera pas dans les priorités assignées, surtout que certains élus l’ont bien informée sur la cupidité de certains élus milliardaires qui veulent projeter le dossier pour délibération, afin de s’accaparer du butin de cette infrastructure ferroviaire. La solution tarde à venir et perdure depuis plus d’une décennie, et le citoyen, lui enregistre toujours ce recul sur le dos des responsables élus et administratifs, pour ce qui est des deux dossiers prioritaires, la délocalisation du souk de Ain Sefra et le transfert de l’ancienne gare ferroviaire en dehors du centre ville, pour enfin permettre aux citoyens de respirer et retrouver la sérénité d’antan, et qui resterons les deux points noirs sur la sellette des députés de Mostaganem, qui ne cessent de tourner le dos aux préoccupations citoyennes de la ville de Mostaganem et par conséquent signent le divorce avec leur commune natale et leurs électeurs durant tout le mandat , préférerons se délecter dans les palaces de la capitale et ne réapparaissent qu’avec la visite d’un ministre dans la wilaya de Mostaganem.
Quant aux citoyens omniprésents sont toujours dans l’attente à saluer les bonnes initiatives tentant à libérer Mostaganem de son calvaire et contredire les fausses promesses des responsables élus sur qui le citoyen a vraiment misé.

BENYAHIA Abdelkader
Mardi 16 Juin 2009 - 06:33
Lu 818 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 11-12-2016.pdf
3.63 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+