REFLEXION

Mostaganem : L’absentéisme, un mal bien toléré

Sensé être le mois de l’action pieuse et des bonnes œuvres, le ramadhan a fini chez nous en un simple mois de spéculations en tous genres et de bons moments de sommeil, et surtout une occasion de déserter les lieux d’exercice qui demeurent vides, dès la mi-journée.



Mostaganem : L’absentéisme, un mal bien toléré
L’absentéisme a pris des proportions fortes inquiétantes au sein de nos institutions et autres établissements publics, a gagné de son ampleur au cours de ce mois sacré, pour devenir une pratique normale de tant de fonctionnaires qui rentrent à 9 heures, feuillette le journal joue tranquillement aux mots croisés, le dépose à 11 heures, visite les bureaux des camarades, s’échange les nouvelles de l’équipe nationale, de ses stars, des commentaires et des pronostics sur le match prochain, et quitte le lieu à 12 heures, pour se rendre au marché, faire un tour, prendre la température des prix, acheter quelques gâteaux traditionnels, et partir tranquillement chez soi, le service public dont il a la charge, peut toujours attendre et le citoyen ne peut que patienter pour se faire servir. En ce 10ème jour de ramadhan, le bloc de la fonction publique de la wilaya parait être vide, il n’est que 13 heures, un agent revient des toilettes, avec de l’eau dégoulinant sur son visage, il m’explique que presque tous les employés sont partis à la mosquée, située à la rue de Mazagran, à pied malgré la canicule. Donc, il ne faut pas les en vouloir et il ne suffit que de les attendre, c’est le ramadhan et tout le monde aime faire les prières à la mosquée. L’horloge murale, installée au sein d’un des bureaux toujours vides, vient d’indiquer qu’il est déjà 03 heures, et mon ami, venu régler un dossier relatif au port d’armes, lance à la face de l’agent qui revient encore des toilettes que peut être, tous les employés, viennent d’être retenus par les prières supplémentaires (les nawafils), ce dernier hoche ses épaules et quitte à son tour le bloc administratif, qui reste fatalement vide de bout en bout. Direction vers l’agence de la caisse nationale des retraités, mon ami retraité également, a désiré juste déposer une fiche familiale qui lui a été exigée par l’un des services de la caisse, malheureusement, aucun agent n’y était, c’était le calme et le silence total, et seul un agent de sécurité y vaquait de coin en coin. Impoli, il ne répondra pas à notre salut et nous rétorqua d’une façon brusque qu’il n’est pas payer pour répondre à nos questions et qu’il est payé juste pour garder les lieux, en claquant la porte et en s’engouffrant au sein d’un des bureaux. C’est le climat régnant au sein de toutes les administrations publiques et autres organismes publics de l’ensemble du territoire national, et désormais, Mostaganem ne peut faire l’exception, elle se distingue, comme les autres villes du pays par la désertion des employés de leurs lieux de service public, qui demeurent en veilleuse le long du mois de ramadhan, où c’est presque impossible d’essayer d’obtenir le moindre bout d’une pièce administrative de valeur minime et où il est conseille, à titre amical de revenir après quelques jours des fêtes de l’Aïd. Le silence complice des autorités censées défendre le citoyen a accéder au service public, durant tous les mois de l’année, ne fait que compliquer la terrible situation qu’endurent ces pauvres administrés qui ne se savent à quelle porte frapper pour que prenne fin ce dramatique état vécu de ramadhan en ramadhan, sans qu’aucune mesure concrète ne soit envisagée pour secouer ces fonctionnaires qui en profitent et accusent le ramadhan de tous les maux… !

L Ammar
Jeudi 3 Septembre 2009 - 08:00
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MOSTAGANEM
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