REFLEXION

Mostaganem : Hadra Batal. Un registre de commerce nommé culture.



Mostaganem : Hadra Batal. Un registre de commerce nommé culture.
Madame Culture est revenue au programme des différentes associations et maisons de la culture de Mostaganem à l’instar du festival du théâtre amateur, la semaine passée du hip-hop et avant-hier les journées de l’enfant. La responsabilité est lourde, trop lourde même. On en a vraiment conscience, et confiance en l’avenir. C’est un lourd fardeau à supporter, un vrai défi qui vaut la peine d’être relevé, abnégation oblige. L’état (le ministère, la wilaya, l’APC) a consacré une enveloppe conséquente avoisinant les deux milliards de dinars, rien que pour la réussite de ces manifestations culturelles. Mais cet argent et-il contrôlé ! Pour les organisateurs, comme dit l’adage : la chanson est connue d’avance, c’est une occasion fabuleuse pour certains présidents d’associations pour pouvoir détourner quelques millions, pourquoi pas le un tiers puisque personne ne contrôle personne dans ce bled. Il suffît de connaitre une personnalité à Alger, un député, un sénateur ou un homme de la trempe « d’Oum-elferaa », de s’entourer d’une dizaine de belles « pititète » et avoir une fiche technique d’un programme fictif et tout ira très bien. Quelques pièces de théâtre par ci ou par là et un bon animateur comme Ismail et n’oubliez pas de le lancer sous le slogan rigide du wali ou le P/PAPC et vous aurez tout le monde à vos cotés, même les spectateurs vont venir par centaines, voire plus, car ils n’ont pas d’autres coins où aller se délecter après que les jardins publiques aient été squattés par les islamistes et les plages sont devenues payantes, 500 da pour un parasol et 100 da pour le parking. Fouillant un peu dans les dossiers de certains présidents et présidentes d’associations, on parle déjà d’un président d’association qui vient d’achever le deuxième étage de sa villa conçue luxueusement après qu’il ait ouvert un café-restaurant, une autre présidente d’association compte parmi ses biens un terrain à Sidi Ali, deux salons de coiffure à Mostaganem et un magasin de couture, une autre qui vient de se marier au noir avec un député et a bénéficié d’un logement social comme cadeau de mariage.

Riad
Mercredi 12 Août 2009 - 03:46
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MOSTAGANEM
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