REFLEXION

Mostaganem : Encore de la violence à l'université de Mostaganem.

Le chef de département « Commerce international » agresse un professeur



Mostaganem : Encore de la violence à l'université de Mostaganem.
Alors que s’est ouvert mercredi dernier seulement, le procès de l’étudiant qui a assassiné son professeur, dont l’accusé a été condamné à la perpétuité, alors qu’il y à peine quinze jours qu’un étudiant avait poignardé son camarade à l’intérieur de l’institut de droit et des sciences administratives (Voir notre édition du 31 mai 2009), voilà qu’un autre cas de violence vient d’être signalé à l’institut des sciences commerciales, où le chef du département « Commerce international », aurait porté des coups à un professeur de T.D devant témoins.

En effet, dans une lettre adressée au recteur de la faculté de droit et des sciences commerciales le 11 juin 2009, la victime, en l’occurrence le professeur Hamou Akermi Mohamed, demande l’intervention du responsable à l’effet de mettre un terme aux agissements irresponsables et au comportement irrespectueux du chef du département des sciences commerciales M. Djillali Boudraf. Selon le contenu de la lettre, les faits remontent à la journée du mercredi 10 juin aux environs de 11h 50mn. La victime venait de se présenter au département des sciences commerciales pour assurer la surveillance des examens. A son arrivée, le professeur H.A Mohamed, se voyait sermonné par le chef du département en se lançant dans des scènes de provocations indignes d’un responsable. Selon les termes de la lettre : « Devant mon silence, il n’a pas pu se retenir et devant un parterre d’enseignant et d’étudiant, il m’avait assené un coup de poing, me jetant à même le sol. Pas seulement, et comme ceci, ne lui suffisait pas, il proféra des injures et des insultes d’une vulgarité incroyable à mon adresse devant les étudiants de 3° et 4° année. Ne pouvant plus supporter cet état de fait, les professeurs présents se sont intervenus pour mettre fin à cette situation ridicule. En me séparant de lui, il est revenu à la rescousse, en me menaçant de mort cette fois-ci devant tout le monde ». Les professeurs et étudiants qui ont assisté à la scène, se disent selon l’auteur de la lettre, prêts à apporter leur témoignage sur ce qui s’est produit sur le seuil du département des sciences commerciales. M. Hamou Akermi Mohamed, déplore ce genre de comportement qui met en péril les relations professionnelles et les liens qui devraient exister entre le corps enseignant, l’administration et les étudiants. Selon lui c’est un très mauvais exemple, plus particulièrement venant d’un chef de département. Par ailleurs, des copies de la lettre ont été transmises, au président de » l’université, à la section syndicale des travailleurs, au président de la commission des sciences commerciales, à la commission de discipline, à la section syndicale des professeurs et au président du conseil scientifique de la faculté. Aux dernières nouvelles, la victime aurait été examinée par un médecin, qui lui aurait prescrit une incapacité physique de six (06) jours qui lui servirait selon ses déclarations de pièce maîtresse dans la plainte qu’il allait déposée auprès des services concernées. Voilà, où on en est l’université de Mostaganem. Aussi étrange que cela puisse paraître, ce lieu du savoir est devenu tout simplement une arène de violence, qui nous fait penser la Grèce antique où les gladiateurs faisaient bonne figure devant sa Majesté. Depuis l’assassinat du professeur qui avait profondément choqué les algériens, la situation devient de plus en plus intolérable. Cette situation de violence et d’insécurité n’est pas certes le propre de l’université de Mostaganem mais cette dernière, reste sujette à discussion. La communauté universitaire à tiré la sonnette d’alarme, estimant que le phénomène est en hausse et qu’il est temps pour tous les acteurs concernés de s’unir et de définir les racines du mal. La lutte contre la violence sur les campus fait l’objet actuellement de l’élaboration d’une charte des universités au ministère de l’"ducation et au conseil national de l’enseignement supérieur (CNES) pour tenter de prévenir d’autres cas de violences. Cette nouvelle politique devrait être mise en branle dès la prochaine rentrée universitaire, en Octobre 2009.

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Dimanche 14 Juin 2009 - 08:00
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MOSTAGANEM
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