REFLEXION

Mostaganem : Elle commercialisait la drogue et les psychotropes. Arrestation d’une femme à Tigditt

Autres temps, autres mœurs. La consommation et la commercialisation de drogues ne sont plus l’apanage du sexe fort. Le quartier de Tijditt vient de confirmer encore une fois cette évolution que connaissent les coutumes et les usages de la société.



Mostaganem : Elle commercialisait la drogue et les psychotropes. Arrestation d’une femme à    Tigditt
Suite à des informations parvenues aux éléments de la police judiciaire de la Sureté de wilaya concernant une femme âgée de 32 ans, les flics n’ont pas hésité à se rendre au quartier de Tijditt, du côté de la cité dite 300, pour constater la véracité de l’information véhiculée par des riverains ayant marre de la conduite d’une divorcée hors norme. Celle-ci, souffrant de sa situation sociale précaire en raison du chômage n’a pas pensé à faire comme les filles de bonnes familles qui trouvent toujours un moyen ou un autre mais honnête pour gagner sa vie. L’idée qu’elle ait eu, ne fût pas de confectionner du pain maison ou du ‘rogag’ pour le vendre. Voyant plus grand que ses aptitudes mais malhonnêtement, la dame se lança dans le commerce de la drogue ! C’est à la mode et ça rapporte grand, d’autant qu’elle ne risque pas d’être épiée comme c’est une femme, s’est certainement dite. Elle prit même un surnom pour ne pas se faire connaitre de son vrai nom par sa racaille de clients.
Ainsi installa-t-elle une ‘table’ de cigarettes et autres trucs, au pied de l’immeuble où elle habite. Une devanture de fortune pour cacher sa vraie profession de revendeuse de drogue. Or, le va et vient incessant de jeunes drogués et autres toxicomanes qui rodaient dans les parages pour faire de la dite ‘table’ de madame leur Mecque à partir de 17 h notamment, était tellement excessif que le manège de madame est devenu le secret de polichinelle. Ce qui a relevé d’ailleurs le courroux du voisinage. Mais n’ayant pas de quoi avoir honte, « la dealer » n’a pas branché.
Au demeurant, la police mise au fait de cette nuisance, fallait-il encore la prendre en flagrant délit. Histoire de lui enrichir son dossier à la hauteur de son intrépidité mal placée. Mise alors sous surveillance, c’est un e ses clients qui sera pris sur le fait avant-hier à 19h30, détenant deux psychotropes de marque ‘Troxane’. Il n’aura pas le temps de les consommer pour se défoncer, tout comme la dealer. Et à l’inspection de sa demeure, les éléments de la police tombèrent sur un une boite de psychotropes de la dite marque posée tout juste prés d’une somme de 8.000 DA. Le revenu de son commerce. L’enquête policière déterminera également que la veuve usait d’un faux nom pour parer à tout trouble suspect venant déranger son emploi, comme s’est-elle présentée d’ailleurs lors de son interpellation.
Présentée devant le procureur auprès du tribunal de la ville de Mostaganem au même titre que le jeune arrêté, la jeune femme de 32 ans a été placée sous mandat de dépôt. Elle aura tout le temps de méditer à son comportement et à son commerce illicite qui envenime notre jeunesse. Autre moralité ; lorsque les femmes investissent ce milieu pour devenir des passeuses, et des dealers, c’est que dans les rangs des lycéennes des universitaires et des autres, la situation est atroce. Il n’y a que le tabou qui voile la face cachée de toute l’ampleur de l’enracinement de la consommation de drogue dans le milieu de la gente féminine.

B. Abderrahmane
Mardi 23 Juin 2009 - 08:25
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MOSTAGANEM
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