REFLEXION

Mostaganem : Déraillement d’un train de marchandises.

Il était exactement 13 heures 13 minutes, quand un bruit lourd et long attira l’attention des piétons, taxieurs et usagers, marchands et autres promeneurs du jardin public Emir Abdelkader. Un bruit inhabituel qui a suivi le ronronnement banal et immubale devenu presque naturel de la locomotive bleue qui a toujours fait partie du décor avec ses wagons et plateformes.



Le premier wagon plate-forme parmi les cinq, chargés de rails pour un quelconque chantier, attelés à la puissante locomotive venait de quitter de la voie ferrée. Le débordement s’est fait vers la gauche alors que le convoi progressait vers l’ouest . Cool et relax, le conducteur comme tous les cheminots en général ne s’immua point. Rien ne l’effraie. Agé d’une quarantaine d’années, loin de se soustraire à notre vue, quitta sa cabine, exprès pour nous dans le but de nous expliquer le pourquoi de la chose avant de nous accompagner vers les bureaux du chef de gare et d’autres responsables. Le chef de gare, le conducteur de la locomotive et d’autres responsables, en toute confiance, sans aucune gène et sans rien cacher s’accordèrent à incriminer la vétusté de la voie. Effectivement, les traverses en bois rongées n’ont de traverses que le nom. Est-ce sous le poids de la surcharge que les traverses ont cédé ? « Aucunément, nous rétorqua le conducteur. C’est une charge normale de telle plate-forme. Ce sont les traverses qui ont cédé. » La vitesse était bien en dessous de la norme. Une vitesse réduite vue la présence de deux passages à niveau non gardés.
Et à bâtons rompus, commença la dicussion sur les transports ferroviaires en Algérie et à Mostaganem en particulier. Mostaganémois de souche, au leitmotiv de la gare d’il y a quarante ans, un responsable ne cessa de nous répéter : « Mostaganem ne mérite-t-elle pas une gare ferroviaire, comme Tlemcen, Sidi Belabbès et Chlef ? Notre seul problème est la vétusté de la voie. Notre gare peut revenir à sa destination initiale. Elle a sevi le voyageur pendant des décennies. Pour l’instant, Dieu merci, le train en dificulté ne transportait pas de voyageurs. » Selon lui, des études de faisabilité de la voie ferrée, pour désenclaver Mostaganem, ont été faits par une société étrangère, reste la suite à donner par qui de droit. Pour l’instant aller vers Oran ou Mohamedia par rail reste un rêve de touts les Mostaganémois.
Heureusement, l’incident n’a eu aucune conséquence fâcheuse et l’attente de la grue de service chargée de hisser la plate-forme en difficulté s’est fait longue. Et c’en est ainsi dans les chemins de fer, car tout est prudence et sang froid.

Belkacem BELHAMIDECHE
Mardi 27 Janvier 2009 - 20:38
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MOSTAGANEM
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