REFLEXION

Mostaganem. Complètement désespérés et livrés à eux-mêmes, trois commerçants en fruits et légumes envisagent d’observer un sit-in devant le siège de l’APC



Mostaganem. Complètement désespérés et livrés à eux-mêmes, trois commerçants  en fruits et légumes envisagent d’observer un sit-in devant le siège de l’APC
Trois commerçants en fruits et légumes, envisagent d’observer un Sit-In dans les prochains jours, si les pouvoirs publics n’accélèrent le processus de la prise en charge de leurs doléances adressées aux différents responsables.
En effet, il s’agit de trois commerçants en fruits et légumes, en l’occurrence MM. Melha Ghali, installé depuis 1994, Chergui Ahmed depuis 25 ans et Bouasria Mostefa Sbaâ, depuis 30 ans, lesquels occupaient légalement des espaces bâtis en dur attenant au marché couvert. Ils détiennent chacun, un registre de commerce en bonne et due forme, s’acquittent convenablement de leurs impôts et leurs cotisations auprès de la CASNOS, ils sont en possession d’arrêtés d’affectation dûment établis en leurs noms par les services habilités de la commune de Mostaganem. Alors qu’est-ce qui s’est passé, pour que ces trois honnêtes commerçants crient leur colère en s’adressant même au Président de la République à l’effet de leur venir en aide.
Selon les lettres adressées aux différents responsables de la wilaya, notamment Mme le wali, le chef de daïra et le président de l’APC, il ne s’agit, pour eux que d’un « déni de justice » et d’une arnaque pure et simple employée par les pouvoirs publics pour parvenir à la démolition de leurs anciens kiosques, d’autant plus que ces kiosques étaient situés dans des endroits qui ne gênaient nullement le passage des piétons ou autres clients du marché. Pour preuve des procès verbaux de constatation ont été dressés à la demande de leurs propriétaires, dont la rédaction en détient des copies, par des experts privés, où il est clairement stipulé que « ces locaux découverts en construction métallique et boiserie servant d’activité commerciale, donnant sur la rue Cheikh Ibn-Eddine et la place de la victoire à proximité du marché couvert au centre ville, pourraient être aménagés en une construction plus esthétique et en menuiserie métallique sans aucune gêne pour les piétons ». Néanmoins dans le plan d’aménagement élaboré par les pouvoirs publics, il était prévu la démolition de ces kiosques et d’affecter en contrepartie à leurs propriétaires des stands à l’intérieur du marché couvert du fait que ces trois commerçants exerçaient leur activité le plus légalement du monde, et les espaces évacués allaient être aménagés en parkings de stationnement pour véhicule. Donc, en les invitant à la mairie, le maire leur avait proposé de nouvelles affectations à l’intérieur du marché couvert, une fois les travaux de rénovation de celui-ci, achevés. Un accord tacite a été conclu à la satisfaction des deux parties, ce qui a facilité, lors du lancement des travaux de réaménagement de la structure marchande, l’opération de démolition des trois kiosques en question. Il y a lieu de rappeler toutefois, que les trois commerçants se sont spécialisés depuis plusieurs années dans la vente des fruits exotiques. Jusque là, aucun problème n’est venu entraver le bon déroulement des opérations du moment donné que toutes les difficultés ont été aplanies. Seulement voilà, à l’inauguration du marché couvert complètement rénové, les trois commerçants se sont vus affectés des stands situés dans l’ancienne cave du marché, répartie en stands destinés exclusivement à la vente des abats. Un espace non aéré, insalubre, et ne répond à aucune des exigences en matière de fruits et légumes, quoique rénové et réaménagé récemment. Mais devant la situation anarchique qui prévalait lors du recasement des commerçants, ils se sont mis d’accord sur proposition des membres de l’APC, d’exploiter ces stands en attendant qu’une solution leur soit trouvée. A l’approche de la saison estivale et la canicule, l’un de ces marchands, en l’occurrence Monsieur Melha Ghali a du payer le prix fort pour avoir exploité un endroit qui ne correspondait nullement à ce type d’activité. En effet, la chaleur qui sévit à l’intérieur de cette cave aménagée et le manque flagrant d’aération ont été à l’origine du pourrissement de la totalité des fruits exotiques exposés à la vente d’une valeur marchande de plus de 42.000,00 DA soit (Plus de 4 millions de centimes), facture à l’appui. Pour le second marchand, M. Bousria Mostefa Sbaâ, il a préféré mettre aux calendes grecques son activité de vendeur de fruits exotiques et de changer carrément d’activité susceptible de s’adapter avec le nouvel endroit d’affectation. Il a choisi alors, le commerce d’olives sous toutes ses qualités et ses goûts, mais en vain, l’emplacement n’est guère l’idéal pour aller à l’aventure. Il a donc cessé toute activité lui aussi. Pour M. Chergui Ahmed, le problème est le même et comme pour apporter sa contribution à une solution qui arrangerait toutes les parties, ce dernier avait adressé une lettre le 9 Mai 2009 au Président de l’APC de Mostaganem en lui proposant de mettre à leur disposition des stands au niveau des quatre coins du marché ou au niveau de la façade supérieure du marché couvert de façon qu’ils puissent tous être dans la même enseigne. Niet, aucune suite. Les deux autres, à leur tour, ont adressé plusieurs correspondances, requêtes, demandes d’audience, demande d’intervention, à tous les échelons de la responsabilité, mais sans aucun échos. Aussi incroyable que cela puisse paraître, des responsables locaux à la tête de la gestion des affaires publiques, n’arrivent toujours pas à trouver une issue honorable à ce cas qui perdure dans le temps sans aucune raison. C’est un dilemme. A ne rien comprendre. Par ailleurs et devant leur insistance, ils ont été reçus par M. Boukhari Senouci, président de l’APC le samedi dernier, pour exposer leurs doléances, malheureusement, le premier magistrat de la ville leur a signifié, que la commune ne pourrait aller plus loin et qu’ils devaient accepter leurs stands d’affectations, car aucune solution de rechange n’est désormais envisageable pour le moment. Complètement épuisés et se sentant malmenés tantôt par les uns tantôt par les autres, ils envisagent d’observer un sit-in dont la date n’a pas encore été fixée pour cause qu’aux dernières nouvelles, les trois commerçants auraient reçu, selon nos informations des assurances de la part des 22 membres de l’APC, qu’ils allaient prendre en charge leur problème en plénière et trouver une solution à leur calvaire. Mais, ils n’y croient en rien, ils ont attendu leur dernière entrevue qui a eu lieu hier avec le premier vice président, mais aucun consensus n’a été dégagé croit-on savoir. Selon leurs déclarations, le sit-in regroupera la centaine de membres qui composent toutes les familles concernées et ne sera levé selon leurs déclarations, qu’après règlement de la question. Espérons qu’une solution viendra mettre un terme à toute cette histoire.

Hocine
Mercredi 24 Juin 2009 - 07:00
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MOSTAGANEM
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