REFLEXION

Mostaganem : Commerçants squatteurs : Une situation des plus préoccupantes.



Mostaganem, parmi les grandes villes qui ont connu le problème du squatte des espaces publics, n’échappe pas à la règle. Face à un taux de chômage qui ne semble pas régresser, malgré les efforts consentis par les pouvoirs en ce sens, les jeunes sans emplois ont tenté, chacun en ce qui le concerne, de trouver solution à son problème. Parmi les jeunes sans emploi, et ils sont nombreux, certains se sont convertis au commerce en exploitant toutes les situations qui s’offraient à eux. L’essentiel pour eux était de gagner leur vie coûte que coûte. C’est ainsi qu’ils ont investi non seulement les artères de la ville, mais tous les espaces libres et bien situés pour faire fructifier leur petit commerce. Tout au début ils n’étaient que quelques uns répartis à travers le centre ville puis, progressivement, des espaces investis (rues, escaliers, places publiques, entrées d’immeubles…) il n’est pas un seul endroit qui n’ait pas été occupé. Cette situation est devenue si préoccupante qu’aucune solution n’a été envisagée pour y remédier. Nous nous trouvons aujourd’hui devant un phénomène Socio économique qui exige des solutions appropriées et rapides, sachant que le nombre de jeunes sans qualification et sans emploi, ne cesse d’augmenter. Dans le même ordre d’idée il y a lieu de prendre en considération les jeunes que l’école publique rejette chaque fin d’année scolaire d’une part, et tous ceux qui, après avoir reçu une formation dans les différents établissements et instituts appropriés, se retrouvent du jour au lendemain demandeurs d’emplois d’autre part. Et c’est à partir de cet instant que les problèmes surgissent. Les uns et les autres se trouvent alors, malgré eux, dans une situation qu’ils ne peuvent comprendre. Même les parents ne savent qu’elle réponse apporter, ni quel comportement adopter ; car trouver un emploi n’est guère chose facile, aussi bien pour les jeunes eux-mêmes que pour leurs parents. Il a suffit d’un changement de situation, dû à la mise en œuvre du nouveau plan de circulation, pour que les jeunes commerçants squatteurs de la rue Kelbaz Mohamed réagissent, malgré qu’ils sont conscients qu’ils exercent dans l’illégalité (au noir) et qu’en squattant ladite rue ils entravent la circulation. C’est ce qui s’est passé ce samedi matin. Dès lors que les services de l’ordre ont procédé à leur délocalisation, les jeunes ont répondu par un comportement agressif. Et l’émeute était inévitable. Il semblerait que certains jeunes, parmi les squatteurs, avaient, bien avant l’incident de ce samedi, adressé des correspondances à M. le président de l’APC et à Mme le wali en vue de faire régulariser leur situation qui devenait insupportable.Parmi ces jeunes certains possèdent des diplômes et sont, pour la plupart, âgés entre 20 et 35 ans. Quand ils ne sont pas mariés et pères de familles ils ont à leur charge leurs parents et leurs frères et sœurs. Conscients de leur situation sociale ils font tout ce qui est en leur pouvoir pour subvenir aux besoins de leurs familles respectives. Ce problème aurait dû être abordé bien avant, c’est-à-dire à partir du moment où le commerce informel commençait à prendre de l’ampleur, dès lors que les rues étaient investies l’une après l’autre, à commencer par celle qui est le plus fréquentée à savoir Abdellaoui Abed. Et c’est ainsi que ces commerçants se sont imposés.

Bentahar
Mardi 12 Mai 2009 - 08:02
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MOSTAGANEM
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