REFLEXION

Mostaganem : Cité « Les Castors n°2, une famille de 8 personnes au bord de la dépression



M. Kahlouch Karim, âgé de 52 ans, résidant à la cité « Les Castors n°2 », s’est présenté ce lundi à la rédaction de notre quotidien pour nous exposer son cas. Père de 6 enfants, il ne sait où donner de la tête, face aux lourdeurs administratives. Ayant déposé un dossier de demande de logement auprès du service concerné de l’APC de Mostaganem, enregistré sous le n° 3956/94, en date du 26.10.994, il attend à ce jour, la réponse des autorités compétentes qui tarde à venir. Voilà 15 jours, jour pour jour, que cette famille, à la limite de la patience, attend un modeste logement, en échange de leur vétuste baraque, pour s’y abriter. Ce père, le visage assombri par les problèmes qu’il vit au quotidien, a fini par ne plus espérer. Quinze longues années d’attente sans aucune suite pèsent lourdement sur les épaules de cette famille, plus particulièrement sur celles du père qui se démène tout seul pour se procurer un toit décent. Habiter une baraque, un taudis, de nos jours est chose insensée. La famille Kahlouch connaît mieux que qui conque la vie sous un toit en tôles de zinc. Sa venue au journal est pour lui, comme pour sa famille d’ailleurs, leur seule bouée de sauvetage. Car, nous a-t-il confié « j’ai trop attendu. J’ai adressé plusieurs demandes, aussi bien à la daïra, l’APC qu’à la wilaya, sans aucune réponse au jour d’aujourd’hui », en brandissant les récépissés de réception du dossier de demande de logement. La famille Kahlouch, dans sa totale composition, habite une baraque de fortune construite à l’aide de tôles de zinc et d’autres matériaux de récupération Cette baraque est composée d’une seule pièce qui sert à la fois de chambre que partagent tous les membres de la famille et de cuisine. Ils y reçoivent leurs invités le cas échéant. Les enfants sont tous scolarisés : 4 filles à l’université et 2 au C.E.M. et au lycée. Ils font leurs devoirs respectifs pendant que leur maman prépare les repas dans l’unique espace dont ils disposent en commun. Les enfants sont anxieux et leur mère dissimule mal son désarroi et sa détresse. Que peut-elle faire face à une situation qui a duré plus qu’il ne fallait ? La baraque est construite aux abords des somptueuses villas des castors. De quoi faire rêver les enfants. Cette famille devra-t-elle passer l’hiver prochain dans son habituel tandis ? L’ultime espoir de cette famille est que leur cri de détresse soit entendu des autorités locales.

M. Bentahar
Mardi 13 Octobre 2009 - 01:17
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MOSTAGANEM
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