REFLEXION

Mostaganem-Aïn Tedeles : Quand le problème de logement mène à la folie, une Jeune mère et son enfant à la rue



Mostaganem-Aïn Tedeles : Quand le problème de logement mène à la folie, une Jeune mère et son enfant à la rue
Au moment où certaines familles ont le bonheur et le plaisir de partager le meilleur comme le pire, d’une vie soudée par leur union, amour et tendresse, certaines personnes n’ont pas cette chance et sont appelées à souffrir et à crever en silence, dans un monde où l’abandon, la solitude et la misère font loi.



Pourtant généreuse et très hospitalière, et dans un aspect contradictoire à ses traditions et habitudes, Ain Tedeles fait les yeux bondés et la sourde oreille, et continue à être témoin d’une tragédie humaine conjuguée à tous les temps.

Ce n’est guerre l’histoire d’un feuilleton triste, ni une blague amère qui reste sans goût, mais un constat et une réalité d’un quotidien difficile et une vie brisée d’une jeune femme et son petit garçon de deux ans et demis, dont la vie n’est qu’un cauchemar. Cela fait un bon bout de temps déjà que la jeune « H » et son enfant « M » sillonnent la ville nuit et jour, sans le moindre abri ni le moindre toit pour soulager leur peine ou alléger leur douleur, bouches sèches et ventres vides l’espace d’un geste de générosité par ci et par là. Toutes les rues et les coins les connaissent, les places publiques ou même les cités les plus lointaines et indiscrètes en gardent des souvenirs d’eux. Ces longues rues de la ville ne sont autres qu’une grande maison sans fin ni limites pour ces deux malheureux, sauf que cette maison n’est que synonyme de danger, d’inquiétude et de peur permanente et sans frontières vers l’inconnu absolu.

« H » était une femme et une mère de plusieurs enfants comme toutes les autres, dont le rêve n’était que le désir de vouloir fonder une famille et voir grandir ses petits et son espoir avec, mais le problème de logement avait effacé toute lueur d’espoir dans sa vie, pour laisser place à des scènes de ménages quotidiennes et une vie amertumée avec pleins de problèmes dans la mesure où elle n’avait d’autre choix que de partager une maison trop étroite avec sa belle famille nombreuse et sans moyens à la cité Bélarbi.

Alourdi par les scandales de tous les jours son époux « B » avait tapé à toutes les portes pour faire entendre son cri de souffrance continue, faute d’un logement qui garde union de sa famille, et apaise le bouillonnement des circonstances dans son domicile parentale, pourtant son cri est désormais resté sans voix devant un silence sans suite, à chaque attribution de logements sociaux, où il ne voyait figurer son nom parmi la liste des bénéficiaires, l’espace de nombreuses années de suite. Au bout d’une tension qui montait à travers des années et une pression dépressive, cette union a fini par se casser une certaine année 2005, où le divorce avait donné naissance à une nouvelle misère et un labyrinthe judiciaire qui avait décidé que « «H » avait droit de rester dans sa pièce pour élever ses enfants, alors que le père était appeler à quitter le domicile pour se trouver comme seul refuge son boulot.

Cette situation qui a quand même duré dans le temps, n’a fait qu’aggraver encore la mauvaise relation déjà affaiblie, entre belle fille et beaux parents. Tension après tension, un jour est venue, la gouttelette a fait déborder le vase, la jeune femme, son plus jeune garçon à la main, s’est retrouvée à la rue et jusqu’à nos jours.

Privée de ses enfants à cause de son état dépressif et son comportement assez rigide ,cette pauvre malheureuse s’est tracée l’objectif de se battre pour avoir un logement à tous pris, dans le but de récupérer ses petits et de reprendre les rênes de sa petite famille. Elle a mené toutes les batailles de guerre, pour pouvoir voir réaliser ce rêve de logement tant attendu, comme une formule magique et mystérieuse qui pourrait mettre fin à ses souffrances. Seule face à son sort, et mère incapable de subvenir aux besoins de son petit garçon qu’elle traînait dans les rues dévêtu et pieds nus, sans ressource de quoi survivre, et proie facile à toute personne sans âme voulant profiter de sa faiblesse et de sa situation, et voyant son rêve de logement s’évaporer comme de l’eau en un temps chaud, cette femme a fini par avoir un déséquilibre mental, souvent objet d’un comportement dépressif et violent à l’égard de toutes personnes qui s’approche d’elle ,et plus particulièrement de son fils. Malade ou pas, elle garde toujours en elle l’instinct de la mère poule veillant sur la protection de ses petits en présence d’un danger étranger.

Ce petit « M », un garçon de deux ans et demis, aux cheveux dorés, est pratiquement mal nourris, sauf quelques actions des âmes charitables, et ne peux profiter d’un sommeil complet comme tous les petits enfants de son âge, il est surtout exposé au froid comme la chaleur des jours comme des nuits dénudées en pleines rues entre ciel et terre. L’innocence d’une enfance assassinée au vu et au su de toute une communauté qui ne bouge pas le moindre petit doigt pour répondre à l’appel d’au secours d’un enfant victime d’une situation sociale dont il n’est pas coupable, pourtant il l’a paye de sa chair et de son enfance perdue entre les rues, pour la seule et simple raison de n’avoir pas pu avoir un toit et une maison comme les autres. Nous y reviendrons.


Wahida Tayeb
Mercredi 27 Mai 2009 - 23:35
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MOSTAGANEM
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