REFLEXION

Mostaganem : 5 jours après la mort tragique de Habibou

RETOUR SUR SCENE !

Avant-hier, vendredi 16 décembre, aux environs de 13h, des jeunes du quartier ont bloqué la route qui mène à la polyclinique, avec de grosses pierres mais aussi, en faisant barrage avec leur propres corps aux véhicules, qui empruntaient cette avenue. Des policiers étaient sur place pour désamorcer cette crise, les éléments de loi, dont certains étaient en tenue, n’ont pas trouvé de difficultés pour raisonner les jeunes, qui ne demandent qu’une chose : que ces bus n’empruntent plus cette rue, qui est trop exigüe et qui est tellement fréquentée par les enfants scolarisés puisqu’il existe deux écoles primaires dans les parages mais aussi un institut de la formation professionnelle et un lycée.



Mostaganem : 5 jours après la mort tragique de Habibou
Les citoyens sollicitent l’intervention du wali
En effet, les habitants du quartier ont profité de notre présence sur les lieux pour lancer un message au wali, il demande sa présence pour mieux lui expliquer la situation et  pour qu’il constate de visu que cette ruelle est tellement exigüe, qu’elle ne peut faire passer deux véhicules en même temps, et surtout pas un bus, qui disent-ils est un réel danger pour les piétons, qui sont nombreux sur cette chaussée. Il est temps qu’elle soit à sens unique et non à double sens comme c’est le cas actuellement. Les riverains n’ont d’ailleurs pas l’intention de céder le passage et disent qu’ils vont maintenir la route fermée jusqu’à  l’intervention du wali car ce n’est qu’en lui, qu’ils ont confiance.
Rappelons que cette crise est née suite au décès du jeune Bouhella Habib
Bouhella Habib, dit Habibou, est un bambin, de 6 ans, et non pas de 4 ans comme rapporté dans nos précédentes éditions, il respirait la vie et était le chouchou de la famille, d’ailleurs son oncle Mounir, le pleure toujours. Habibou  était élève de la première année primaire, il a rejoint cette année, l’école du quartier, Abderahmane Dissi, il était heureux d’aller à l’école et voulait aller loin dans ses études. Le destin a voulu que le chérubin périsse dans un tragique accident, à la veille des vacances d’hiver, il n’a pas eu le temps de dire un dernier au  revoir à ses camarades et à son institutrice. Deux jours auparavant, il a demandé à son oncle de le prendre en photo avec sa sœur ainée, une photo que nous publions pour nos lecteurs. Habibo faisait ses adieux à sa famille sans le savoir…
La famille n’en veut pas tellement au chauffeur du bus, mais…
Les membres de la famille Bouhella, pleurent toujours le petit Habibou, qui a été ravi aux siens à la fleur  de l’âge. Malgré tout, ils n’en veulent pas au chauffeur du bus mais à ceux qui ont  laissé ce bus transporter des gens et ils se demandent comment un bus de 30 ans peut il se retrouver en circulation le plus normalement du monde, où est le travail des ingénieurs des mines et du fameux scanner ? Les membres de la famille Bouhella demandent à ce qu’une enquête sérieuse soit faite par les responsables sur cette dérive, qui n’est pas la première. Ils rappellent qu’il n’y a pas si longtemps, un bus assurant le transport universitaire et pratiquement le même, s’est encastré contre le mur du groupement de la gendarmerie.
Les freins ont lâché à côté du Lycée Zeghloul
Toujours d’après les riverains, les freins ont lâché juste à proximité du lycée Benguella (cité Zeghloul), le chauffeur a fait preuve de beaucoup de sang froid et heureusement aussi, que la route était pratiquement vide car si cela s’était passé à une heure de pointe, les dégâts auraient été énormes  et on peut dire qu’en cet après midi, on a frôlé l’hécatombe. Le bus a percuté une première fois une villa appartenant à un citoyen, 300  mètres plus haut, puis arrivé au niveau de cette première pente, il a essayé de trouver un endroit où s’encastrer et finalement, il a vu le poteau et croyant qu’il allait le stopper, il a fini par l’emporter avant de percuter le père de famille avec son enfant de six ans  et s’immobiliser quelques mètres plus bas, après avoir percuté un deuxième poteau en ciment, qu’il a aussi brisé.
Le spectacle était terrible…
L’enfant gisait par terre, le crane défoncé et le père était méconnaissable. A leur arrivé aux urgences, il y avait un monde fou. L’infirmier de garde ce jour là, B.M (42 ans) déclare que malgré son expérience, il a pris un sal coup au moral en regardant l’enfant puis son père, qu’il connaissait très bien. C’était la tristesse mêlée à la colère et un sentiment de stupeur. Quoi qu’il en soit Habibou, que tous les habitants du quartier aimaient tellement car c’était un être très sociable, ne connaissait rien à la vie mais il a connu très jeune la mort…          

Mihoub
Samedi 17 Décembre 2011 - 20:44
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MOSTAGANEM
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