REFLEXION

Mohamed Boudiaf : Un symbole, lâchement assassiné un 29 juin 1992



Mohamed Boudiaf : Un symbole, lâchement assassiné un 29 juin 1992
29 juin 1992 est une journée que le peuple Algérien n’oubliera jamais, l’annonce brutale de l’assassinat de Mohamed Boudiaf a été le coup le plus dur qu’aura enregistré notre pays, alors qu’il traversait une situation critique.
Après un exil de 28 années au Maroc l’homme qui vivait paisiblement se voit appelé pour diriger le pays, qui était confronté à une situation catastrophique, à savoir : politiquement, socialement et économiquement, cela exigeait nécessairement un homme, de la trompe de Mohamed Boudiaf, surtout avec le danger qui menaçait la nation par la déferlante islamiste. Un parti des plus radicaux le « FIS » qui était décidé à aller jusqu’au bout, au risque de faire basculer le pays dans une spirale de violence sans fin. L’homme n’a pas hésité à répondre au devoir, malgré toutes les injustices commises à son encontre, dans le passé, n’étant pas le seul à subir l’éloignement et l’exil, nombreux de nos héros ont subit le même sort, cependant il n’hésitera pas un instant à voler au secours de cette patrie si chère, à qui il avait déjà tant donné durant la période coloniale. Il était venu en sauveur, ce mois de janvier 1992, après la démission inattendue de Chadly Bendjedid. L’homme a répondu sans hésitation à l’appel de la nation, tendant la main au peuple et à cette jeunesse qui aspirait à une vie descente et une liberté longtemps étouffée. L’homme dans sa quête de justice et d’équité, a sut pour les quelques mois ou il a dirigé le pays, aà faire renaître l’espoir et la confiance parmi le peuple. La jeunesse dans sa soif de vivre venait de découvrir en cet homme sincère, et vertueux des qualités jamais égalées, ainsi que son franc parler qui promettait, de nouvelles perspectives, tant sur le plan politique qu’économique. Il voulait construire un état fort, en finir avec les pratiques bureaucratiques, l’abus de pouvoir, la corruption et les avantages pour la frange privilégiée qui détenait le pouvoir. « Tout cela est désormais fini » avait-il dit dans sa toute première conférence de presse en tant que chef d’état. Après 17 ans que reste t-il aujourd’hui de son passage ? L’histoire de l’homme reprend tout son sens, par le retournement continuel des situations vécues qui doivent prédominer dans cette recherche des éléments communicatifs qui sont l’indicatif consultatif qui sépare les hommes de leurs œuvres. La révolution Algérienne, ne peut nous éloigner de cette connection, du passé avec le présent, pour nous accommoder de toute situation dictée par ce jeu de cache-cache, ou l’on cherche à se dérober de la réalité. Il suffit aujourd’hui de se regarder de manière à devenir son propre spectateur et enfin se convaincre, du bien fondé de la vérité , qui saute aux yeux, pour chacun de nous, avec la perspective, de pouvoir discerner, d’ou la nécessité de l’alternative pour marquer le pas, et mesurer l’importance qu’il y a à se repositionner en toute connaissance de cause, dans le choix que nous décidons, au nom de cette vérité sur l’assassinat de Mohamed Boudiaf, que l’on doit exiger, l’exploiter et se libérer du carcan ou l’on végète , au nom de tous ses hommes qui ont écrit leur histoire, par le sacrifice. Car il y a sûrement des vérités qui ne s’accorderont jamais, malgré ce pressentiment qui nous oriente vers elles, puisqu’elles diffèrent, par la malversation qui sent la mystification. Aussi sommes nous enclin à cette vérité qui ne pourrait venir, que de nous pour nous en accommoder, dans notre quotidien. Celle-ci doit s’imposer à nous par l’argumentaire, pour mémoires, afin qu’elle puisse demeurer dans les esprits des uns et des autres. Se rappeler les textes mémorials du défunt et l’éloquence du verbe employer, volontariste dans sa prestance originale qui restera in changer, contre les hommes de politiques dissonantes, et des désaccords qui se sont entrecroiser pour épouser son style. On doit aussi par moment insister sur ce caractère didactique, quand il s’adressait au peuple, en orateur exceptionnel, dans un langage des plus simplistes. Sa personnalité faisait corps avec l’événement, d’ou l’intuition politique qui se mêle à l’imagination, au pragmatisme politique et humaniste, pour en retrouver l’écho. L’histoire finit toujours un jour ou l’autre, par remonter à la surface ce qui ne fera que la consolider dans son écriture, pour se reproduire dans la mémoire et effacer la vision qui occulte les faits. Comment dans ces conditions, l’histoire pourrait elle survivre aux hommes, ou à notre génération puisqu’elle se trouve prisonnière de la vérité sur l’assassinat d’un homme qui tout donner pour son pays.
Aujourd’hui sa mort nous fait découvrir ce stoïcisme, pour y ajouter une touche plus personnelle pour y entendre ce murmure qui a des sonorités pour nous parvenir de ses mémoires d’outre tombe Désormais il n’y aura que le passé, qui se présente à nous dans la forme du croquis, en attente de sa finalisation, pour connaître l’homme. Sa disparition, nous indique le chemin pour laisser les vestiges de la pensée dominatrice de l’idéal humain qui cède devant les peuples pour arriver au terme de l’œuvre qui s’accomplira au fil du temps.
Sortir du silence, pour libérer la vérité dissimulée, qui doit devenir une source d’expression qui réponds au mutisme, car ont dit dans ces cas là :
(Ce que l’œuvre ne dit pas, peut être ne le cache-t-elle pas non plus simplement. Pour dire ce que laisse voir le silence c’est la parole, à moins que la parole ne laisse voir le silence.). L’énigme demeure et le silence implacable, semble résister au temps, pour prolonger le mystère d’une mort que la conscience réprouve, par la lâcheté indescriptible et d’un acte qui aura terni encore l’histoire, pour toucher à un tel symbole.


Benyahia Aek
Lundi 29 Juin 2009 - 08:00
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ACTUALITÉ
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