REFLEXION

Mise au point de l’universitaire, Mazouzi Mohamed au journal Réflexion

A/S de l’article : « Une vidéo montre un maire à Mostaganem en pleine action d’adultère !”



Je vous suis  infiniment  reconnaissant  d’avoir quand même publié ma modeste contribution en dépit des observations désobligeantes que l’on pouvait y voir. Vous n'étiez pas obligé de me répondre et encore moins  de vous (re)justifier, à moins que vous vous soyez mépris sur mes réelles intentions. Je ne commettrai jamais l’impudence de prétendre un jour être en mesure de  faire des critiques sur une éthique quelconque. Le message ou ce jeu subtil de remarques auquel je m'y suis prêté n'était en aucun cas  destiné à votre journal particulièrement.  Je voulais (par ricochet) interpeller ou mettre en cause certaines réticences ou complaisances  flagrantes et évidentes qui façonnent notre quotidien et avec les quelles  on essaye vainement de berner les gens.Ma rhétorique quelque peu provocatrice  où ce dialogue que j'ai sciemment voulu instituer entre vous et moi  a permis, conséquence que je prévoyais d’ailleurs, de dévoiler  cet état d’esprit  trop manifeste et qui renseigne chacun sur la volonté et l’honnêteté de chacun.Vous aviez dit dans la réponse que vous m’aviez adressé à moi et aux lecteurs :" La  police a été destinataire d'une copie de la vidéo comme le journal, et c'est à elle de faire son boulot."  Dans le ton de votre réponse,  Vous avez, peut être sans le savoir, apporté une confirmation à notre scepticisme. Comme il m'a été donné de le souligner, ce boulot que la police est censé faire n'est jamais fait pour des raisons milles fois obscures.  Et pire encore, le fait qu'aucunes suites ne sont données à ces affaires de mœurs qui au début nous donnaient l'impression d'être des actes passibles de poursuites judiciaires, condamne toute la société à un ridicule des plus insoutenables, et  révèle  une contradiction qu'il serait utile  de résoudre un jour en évitant de se cacher derrière des alibis et des prétextes qui ne leurrent personne.Vos  titres (ou du moins l'appréciation ou le jugement que vos titres comportent sont péremptoires et accusatoires, c'est comme si  l'accusation est d'emblée prononcé en préfigurant un certain  verdict.  Par la suite, tout le monde remarque (si toutefois il y a quelqu’un pour remarquer cela hormis vous et moi)  qu'aucune suite n'est donné à cette médiatisation.Et comme il est toujours nécessaire de conclure et d'aboutir quelque part pour que les gesticulations des uns et des autres aient au moins un sens. En fin de compte, nous sommes obligés de reconnaitre une chose avec laquelle vous seriez d'accord avec moi.1-Soit que la Police ou la Justice accorde peu d'importance à ces affaires considérant qu'elles ne présentent pas un caractère pénal  et  à  ce  moment là  on serait obligé de revenir à votre sémantique un peu hâtive et catégorique.( Autrement dit que vous n'auriez pas du choisir ce style déclaratif et péremptoire)2-Soit que vous ayez raison et que vous ayez des raisons substantielles de porter d'emblée des jugements, chose que vous intime le métier que vous faites (et surtout  vu les éléments que vous avez en votre possession) , et à ce moment là on serait amené à supposer ou à être certain que la Police  et la Justice agissent avec une complaisance impardonnable.Ce qui est terrible c’est que dans les deux cas, on ne pourra jamais savoir de qu'il en retourne. Et  c'est pour cela que je me suis permis de dire que dans un  pays comme le notre , une presse doit transcender toutes ces mesquineries et ces faux semblants que tout le monde connait.Dans cette affaire, il s’agit d’un élu. Et l’information a été adressée à des lecteurs qui sont aussi des électeurs, c'est-à-dire dotés de ce statut particulier qui les laisse réclamer des comptes et avoir un  doit de regard sur la moralité des  gens qui les gouvernent. Les électeurs-citoyens ne peuvent pas aller demander des comptes à la Police ou au parquet. Lorsque ce genre d’informations émanent d’un journal quelconque et que assez souvent ce travail d’investigations si précieux que vous effectuez vous tous  finisse en cul-de-sac, vous ne pensez pas qu’à force, on se demanderait si ca mérite que l’on persiste à lutter contre des moulins à vents, à moins de changer de méthode. Et pour en revenir à votre désir très louable de protéger l'honneur d'une famille.  J'espère que vous savez tout autant que moi que la famille ne reste qu'un vague concept, une notion qui ne prend corps que lorsque nous mêmes nous décidons en toute conscience de l'animer pratiquement par un certain ensemble de valeurs, d’actes et de résistances.Si nos familles, nos femmes et toute la société   collaborent (chacun pour des motifs qui lui sont propres et qui ne peuvent en aucun cas pardonner ou justifier cette déliquescence) à entretenir ce relâchement des mœurs, croyez vous qu’il reste encore quelque chose à protéger.A moins que l'on ne vive pas dans la même Wilaya, vous croyez que les femmes de débauchés pareils ignorent ce que font leurs maris, et que d’autres maris ne sachent point que leurs femmes sont fortement susceptibles de pratiquer avec ardeur l’adultère (lorsqu’elles ne le font pas déjà).Dans cet univers de fange dont je fais partie, il serait plus convenable de ne point manipuler certains concepts qui prêtent à rire.J’aurais fait la même chose à votre place. Mais sachez que s’il y avait quelqu’un et le seul qui avait le droit et le devoir de se soucier de l’honneur de la famille, c’était le père en question. Vous faites un travail remarquable. Je vous présente mes excuses si mes propos pouvaient sembler inconvenables. Soyez assurés de mon profond respect et sympathie.       
            

Mazouzi Mohamed- Universsité de Mostaganem
Dimanche 15 Juillet 2012 - 10:50
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ACTUALITÉ
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1.Posté par Lazreg le 15/07/2012 13:10
Nous avons été heureux de vous lire, M. Mazouzi. Votre travail est travail de réflexion et le journal Réflexion en est conscient et nous a gâtés nous lecteur en publiant votre contribution. Nous vous en remercions.
Vous devez nous gâter encore plus. Nous vous attendons.
Qant à Réflexion, un journal très fort sans "épaules", il a bien fait d'avertir ses lecteurs en fin d'article.

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