REFLEXION

Mieux vaut tard que jamais !

Rien ne sourit aux algériens en cette fin d’année, la flambée des prix, le pouvoir d’achat et vient s’ajouter la grippe porcine, l’absence de vaccin et les responsables qui sommeillent toujours.



Une fin d’année des plus sombres, l’inquiétude gagne de plus en plus les algériens, ils sont dans l’expectative, ne sachant plus à quel saint se vouer. La grippe porcine fait des ravages et les responsables en charge du dossier persistent à ne rien voir. Ils tentent d’apporter des explications à une gestion catastrophique du dossier de la lutte contre le virus H1N1, mais en vain, les citoyens en ont ras-le-bol, les spécialistes à qui devait-on faire appel ont été isolés sans aucune explication. Aucune communication ni information ne sont venues apaiser l’opinion nationale dubitative. En France sur les 5 millions de cas suspects, on dénombre quelques 176 décès, dans notre pays sur les 687 cas suspectés d’être atteints, il y a eu jusque là 42 morts, vous en convenez que la différence dans la gestion du dossier est de taille. Et pourtant dans l’Hexagone, la vaccination a connu ses débuts le 25 novembre dernier, plus d’un million de personnes sont été vaccinées pour l’heure. Pratiquement tous les spécialistes s’accordent à dire que le ministère concerné fait dans le bricolage et n’arrive plus à maitriser le dossier et la panique gagne du terrain. Cependant, cette situation ne semble pas inquiéter les autorités sanitaires qui n’ont pas jugé en tout cas, nécessaire de lancer des mesures appropriées dans ce sens. La campagne de prévention du ministère de la santé se résume à un communiqué ressassé à chaque fois que de nouveaux cas de grippe porcine sont confirmés et justifie les retards par la non délivrance du certificat de conformité par le laboratoire Canadien GSK, pourquoi donc, avoir importé un vaccin si on n’est pas sûr de son efficacité et de sa qualité. Pas moins de 10 % des algériens seraient atteints par le virus H1N1 d’ici la fin 2010, c’est du moins ce qu’estime le ministre de la santé Saïd Barkat, intervenant sur les ondes de la chaîne I. Mais dans le contexte actuel où le virus de la grippe porcine continue de contaminer des centaines de personnes en Algérie, quelles sont les mesures d’urgence prises, sinon rien. Il est plus que jamais recommandé d’entamer la campagne de vaccination, les retards engendrés ne pourront qu’accroître les angoisses des algériens déjà confrontés à d’autres problèmes quotidiens. Le plus grave dans toute cette histoire reste, la non-vaccination des enfants scolarisés qui pourraient être les premières victimes d’une pandémie du fait qu’ils sont vulnérables et sujets à contamination. Prévue pour hier, la campagne de vaccination a bien eu lieu et c’est le ministre qui en a eu l’honneur de la première dose de vaccin contre la grippe A/H1N1 à l’heure où elle suscitait beaucoup d’appréhensions. Mieux vaut tard que jamais.


Amara Mohamed
Mercredi 30 Décembre 2009 - 23:01
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CHRONIQUE
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