REFLEXION

Merci Mme Ségolène



Faut-il inviter Mme Ségolène Royal, candidate socialiste aux primaires de son parti (PSF) pour la présidentielle de 2012, à un couscous traditionnel suivi d’un méchoui et la remercier ensuite pour ses conseils et ses bonnes intentions à l’égard de l’Algérie ? C’est à croire que la candidate à la présidentielle de 2012 est déjà partie en pré campagne électorale et que cette fois ci, contrairement aux précédentes élections, son thème est tout choisi et porte sur les événements de Tunisie et d’Algérie en particulier. Du moins c’est ce qui est apparu dan s l’émission du Grand Jury, RTL – LCI – Le Figaro lorsqu’elle fut interrogée sur la situation dans ces deux pays du Maghreb. De Paris, Ségolène Royal a un regard tout à fait particulier sur les événements qui ont secoué la Tunisie et l’Algérie récemment et se résume comme réserve le droit de suggérer une ligne de conduite à suivre eu égard aux problèmes qu’elle a énumérés qui, selon elle, seraient à l’origine de la situation actuelle en Algérie. Du coup elle oublie la Tunisie et se fait des soucis pour l’Algérie qu’elle doit sans doute porter dans son cœur. Parallèlement à cette intervention à la télé, son principal rival, M. Sarkozy a, lors d’une conférence de presse qu’il a donnée lundi dernier, fait preuve de retenue en évitant de s’engager en ce qui concerne les événements qui ont éclaté en Tunisie et en Algérie. Répondant à une question, à ce sujet, il a déclaré : « Je revendique une certaine réserve, ce recul spécialement sur l’Algérie ». A-t-il eu tort ou raison de prendre du recul suite à ce qui se passe dans les deux ex-colonies. Pour une fois, M. Sarkozy s’est montré quelque peu sage en évitant de s’immiscer dans les affaires d’autres pays aujourd’hui souverains. Des problèmes existent certes. Mais en quoi peuvent-ils intéresser des dirigeants d’autres pays ? Il appartient aux peuples, et à eux seuls, de décider de leur sort. Mme Ségolène Royal, par contre, n’a pas mis de gants pour parler des problèmes que connaît l’Algérie, en indiquant au gouvernement algérien d’enclencher une véritable mutation politique et économique. Selon elle, les problèmes se rapportent essentiellement à la liberté d’expression, aux libertés publiques,  à la liberté de constitution d’autres forces publiques, ainsi que le problème d’échéances électorales. Le gouvernement algérien devra t-il se montrer attentif à ses recommandations ou les ignorer carrément ? Car Mme Ségolène ne s’arrête pas là et ajoute : « II est évident aujourd’hui que l’Algérie doit organiser sa succession  et il faut que ceux qui sont en place fassent preuve de sagesse, prennent la mesure, l’importance et la gravité de la situation et s’en sortent par le haut en accompagnant la transition démocratique ».N’est-il pas temps que certains politiciens français se mettent dans la tête que les ex-colonies sont des pays souverains.

M.Bentahar
Vendredi 28 Janvier 2011 - 23:01
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CHRONIQUE
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