REFLEXION

Mendicité à Oran : Un mal érigé en profession

La mendicité a la peau dure à El Bahia - Oran tant elle arrive même à tenir tête et résister à la réticence des uns et des autres. Cette pratique gagne du terrain en attendant l’adoption du projet de loi qui introduit le caractère coercitif et des peines d’emprisonnement à l’encontre des personnes qui utilisent des enfants de bas âge dans la mendicité.



Mendicité à Oran : Un mal érigé en profession
Ces « professionnels «  prennent position au niveau des endroits stratégiques que sont les rues principales, mais aussi  au seuil des mosquées pour guetter les victimes. Demander la charité est devenu une  spécialité à laquelle s’adonnent des gens de tout bord, aujourd’hui, toutes les rues   d’Oran sont squattées par des hommes, des femmes et des enfants qui ne reculent devant rien pour faire pitié. Fini le temps des mendiants  en haillons mal propres qui trainent les misères là où ils vont. Ces temps-là sont bien révolus puisque la mendicité pour se permettre dans l’ère du temps, adopte de nouveaux procédés et techniques pour convaincre les passants. Il n’est pas exclu de nos jours de voir des mendiants bien habillés et très cleans  (propres) venir vous demander dix dinars ou encore de quoi s’acheter un sandwich ou carrément lui payer le ticket de bus pour rentrer chez lui. La mendicité est une pratique courante, elle s’est même transformée en véritable phénomène de société. Dans ce sillage, il faut dire que tous les moyens sont utilisés par ces faux nécessiteux, qui ont appris les rudiments du ‘métier ‘ pour avoir de l’effet et augmenter leur côte de persuasion auprès des personnes sollicitées. La persistance de ces pseudos mendiants va jusqu’à prendre dans certains cas la forme d’irrévérence flagrante qui ne s’arrête pas malheureusement pas à l’aspect vocal. Que de fois des passants en plus des chapelets d’injures auxquels ils ont eu droit, ils ont failli être agressés par des mendiants. Il est rare de poursuivre notre chemin sans rencontrer un mendiant qui s’agrippe aux passants pour leur soutirer de l’argent.  Dans toute la capitale  de l’Ouest du pays, ils sont à l’entrée des supers marchés, restaurants, voire aux feux rouges. La mendicité est ainsi devenue une sorte d’occupation et de passe-temps pour beaucoup de jeunes et moins jeunes qui ont découvert ce nouveau créneau très porteur qu’ils ont choisi après mûre réflexion. Les avantages de celui-ci semblent faire couler l’eau à la bouche de beaucoup. Selon le réseau Algérie  pour la défense des droits des enfants, quelques 9000 enfants sont poussés par leurs parents à la mendicité depuis Juin 2010. En attendant l’adoption du texte de loi interdisant la mendicité actuellement en cours d’élaboration, les faux mendiants continuent à sévir en toute tranquillité.

N. Bentifour
Mardi 13 Mars 2012 - 09:59
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Oran
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