REFLEXION

Méfions-nous de Moussa



Les égyptiens sont tenus de réfléchir mille et une fois avant de décider ce qui sera leur prochain président. Au point où en sont les choses rien n’est très clair, mais toujours est-il qu’ils (égyptiens) sont interpellés à plus d’un titre pour ne pas commettre l’irréparable et choisir la photocopie légalisée du Raïs déchu, qui n’est autre qu’Amr Moussa l’actuel et très contesté secrétaire général de la ligue arabe. Ce dernier, âgé de 74 ans déjà, et qui a annoncé son intention de présenter sa candidature à l’élection présidentielle, serait peut-être le candidat potentiel de l’armée. Amr Moussa fut, dix ans durant (de 1991 à 2001), ministre des affaires étrangères de Hosni Moubarak, puis écarté par celui-ci pour se voir parachuté au poste de secrétaire général de la ligue arable qu’il occupe depuis. Amr Moussa n’est pas de bonne senteur chez la plupart des pays arabes, notamment ceux du Maghreb, il n’a jamais cherché l’intérêt des pays arables en dehors de celle de la politique de Moubarak et ses alliés. Après le départ du Raïs, Moussa, vu son âge avancé, se retrouve tout seul, et sachant qu’il n’est pas supporté par certains pays arabes, son seul salut demeure l’élection présidentielle en Egypte. Lors de la dernière réunion des ministres des affaires étrangères concernant l’établissement d’une zone aérienne d’exclusion contre la Libye, il a pesé de tout son poids pour que la décision soit entérinée par les présents, suite bien sûr aux pressions des occidentaux qui voient en lui l’homme de la providence et un interlocuteur valable pour mener leur politique de protection de l’Etat Hébreu et de casser tout mouvement anti américain. Aussi, il n’a pas hésité un seul instant à répondre favorablement à toutes les demandes de Nicolas Sarkozy, président français, en ce qui concerne le dossier Libyen. Il a été invité au même titre que tous les chefs d’Etats présents à la réunion de Paris pour cautionner les bombardements contre Tripoli. Aujourd’hui, il élève la voix en interpellant les occidentaux qu’ils outrepassaient les dispositions contenues dans la résolution onusienne. Poudre aux yeux. Amr Moussa savait pertinemment ce qui allait se passer en Libye, et de tous les plans militaires préparés par Sarkozy pour mettre fin à la vie du leader Libyen. Si El-Kadhafi disparaît ainsi que ses fils, ce sont toutes les preuves de financements occultes de la campagne électorale de Sarkozy, de 2007 qui partiront en fumée. Amr Moussa donne déjà le sentiment d’une politique arabe au service des occidentaux, il vient de réussir son premier test et les occidentaux pourront compter sur lui en tant que nouveau président de l’Egypte. Le message est très clair. Les égyptiens doivent savoir aujourd’hui qu’il n’est plus possible de revenir en arrière et Amr Moussa ça ne peut pas être autre chose que dictature au service de l’Amérique et de son protégé Israël.

Amara Mohamed
Mercredi 23 Mars 2011 - 23:01
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CHRONIQUE
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