REFLEXION

Mauvaise gestion : la faute aux autres !



A Mostaganem, les scandales de ces dernières années sont loin d’être inédits. Depuis 2002, l’argent est une arme à double tranchant. Ces dernières années ont incontestablement été marquées par la multiplication de scandales financiers. Mais, il serait injuste d’imputer la mauvaise gestion au seul règne de l’actuel maire. La prévarication et les malversations sont antérieures, assure les connaisseurs. La différence est qu’aujourd’hui des milliards sont injectés annuellement dans la sphère du développement. Le système a de tout temps toléré, voire encouragé, la corruption. Avant de prendre totalement les rênes de n’importe quelle mairie, chaque P/APC commence par neutraliser les nombreux rivaux en leur proposant de se reconvertir dans les affaires, ordonnant au receveur intercommunal de leur accorder des sommes colossales sous forme de situations de travaux contractés de gré à gré. Plusieurs personnalités cédèrent à ces propositions indécentes. Les années passées furent elles aussi émaillées de nombreuses affaires de concussion impliquant des pontes d’élus ou leur progéniture. Les hautes autorités du pays, et à leur tête le président de la République, sont déterminées à mener une lutte sans merci contre la mauvaise gestion  sous toutes ses formes, avait encore promis un ministre. Un bon exercice habituel qui ne propose aucun moyen de lutte contre ces crimes financiers en amont sans attendre que les scandales éclatent des années plus tard. Pour le moment le gouvernement se contente des promesses et aucune personnalité politique algérienne n’a encore été convoquée pour faire toute la lumière sur des histoires de corruption.

Riad
Dimanche 24 Novembre 2013 - 17:11
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CHRONIQUE
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