REFLEXION

Mascarade à l’Africaine



C’est en Afrique et seulement en Afrique que le sort des peuples se joue entre les mains d’une minorité assoiffée de pouvoir et voulant faire de celui-ci, un perchoir pour perroquets. L’exemple nous vient cette fois de la Côte d’Ivoire. Un pays où le président sortant, avait déclaré entre les deux tours, que son pays va tout droit vers la démocratie, vers une nouvelle ère, où tous les citoyens auront le droit de s’exprimer en toute liberté. Un pur mensonge. Le malheureux, ne s’attendait pas à ce que le peuple Ivoirien qui aspre à plus de liberté, ne voulait pas de lui, en portant son opposant Alassane Ouatara, à la tête des suffrages par plus de 54 % des voix. Pris de court par les résultats proclamés par la commission électorale indépendante (CEI), le clan Gbagbo, enjoint au président du Conseil constitutionnel d’annuler les résultats et de proclamer le président sortant vainqueur. Mascarade à l’Africaine, un plat que seuls les africains en ont la recette. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a salué vendredi Alassane Ouatara comme le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de Côte d’Ivoire, rejetant ainsi les résultats révisés qui donnaient la victoire au chef de l’Etat sortant Laurent Gbagbo. De son côté, le président américain Barack Obama, a félicité aussi, le candidat de l’opposition ivoirienne, pour sa victoire et a exhorté le président sortant, à respecter le verdict des urnes. Après l’ONU et les USA, c’est au tour de la France de reconnaitre la victoire de Ouatara. Mais là où les choses se corsent, ce sont les pays africains eux-mêmes qui n’arrivent pas à prendre de position même sous la couverture de l’Union Africaine, qui s’est dite profondément préoccupée par la tournure des événements dans ce pays. C’est insuffisant. Une position politique doit être tranchée, pas de place à l’hésitation et aux tergiversations. C’est la recette africaine. Nous assistons donc, à une pièce théâtrale dont l’acteur principal n’est autre que Gbagbo, jouant le rôle d’un néo-dictateur, s’accaparant de la seule voie qui lui restait pour se maintenir au pouvoir, celle du président du Conseil Constitutionnel, un homme qui, dit-on, est considéré comme l’un des plus fidèles au président sortant. L’Afrique vient d’inscrire dans son palmarès, un nouveau dictateur, qui, un jour ou l’autre finira par être éjecté par la violence ou tout simplement par l’armée à l’image de l’ancien président du Niger Tandja. Ce malheureux continent, n’avancera jamais, et ne connaitra ni prospérité, ni développement. Au contraire il sombrera dans le sous-développement, dans la flamine et la maladie, tant que les pouvoirs en place ne seront pas délogés. Est-ce le destin des Africains qui est fat ainsi ? Personne ne peut le confirmer, mais aussi personne ne peut le nier. Au moment où sous d’autres ceux, on avance vers la démocratie, sous le nôtre, c’est vers la dictature que l’on s’achemine.

Amara Mohamed
Dimanche 5 Décembre 2010 - 14:53
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CHRONIQUE
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