REFLEXION

Mascara se souvient du chahid Si Belahouel Miloud



En 1958 un évènement tragique bouleversa et rempli de fierté, la communauté algérienne de SIG. Le chahid Belahouel Miloud natif de Sidi Ali Cherif Commune de Sig né en 1920 recherché par l’armée française mais toujours insaisissable faisait subir de lourdes pertes aux troupes ennemies par ses embuscades. Le commandant Bernard nommé le Paien brûlait de désir de capturer cet inlassable Moudjahed. Le 25 juillet 1958 une information parvient à l’officier français. Si Miloud se trouvait au djebel Sidi Ali Cherif à 20 kilomètres de SIG domaine de prédiction des djounouds car riche d’arbres et de broussailles. Informé de l’endroit exact des djounouds, le Paien s’enfonça dans la forêt avec plus de 3000 soldats qu’il divisa en cinq groupes mais les djounouds étaient au courant de cette opération et ils attendaient les français de pied ferme. Subitement les mitrailleuses se mirent à créditer et les soldats surpris par l’attaque tombaient l’un après l’autre. L’officier français ordonna à ses autres hommes d’encercler les djounouds. Si Miloud blessé à la jambe devina la manœuvre et ordonna à ses compagnons d’armes de se replier vers le sommet de la montagne. Parmi les 80 djounouds, 30 ont pu regagner les hauteurs et Si Belahouel Miloud fut capturé. L’ordre fut alors donné aux soldats de poursuivre les Moudjahidine qui répliquaient farouchement à chaque attaque par un feu nourri. Le Paien, impuissant, décida alors de laisser la faim et la soif terminer son œuvre des tractations dans l’attente des renforts qui ne vinrent jamais. Alors l’idée d’exploiter la capture de Si Miloud lui vint à l’esprit et un sourire de satisfaction effleura ses lèvres. Il fit venir Si Miloud dont la blessure à la jambe saignait encore et lui dit – ta vie dépend de la résistance de tes hommes tu vas leur demander de se rendre si tu veux rester en vie. Je te se donne 5 minutes pour les convaincre, escorté de 8 soldats, Si Miloud monta vers ses frères et leur cria je vous ordonne de continuer la lutte jusqu’au dernier et moi de toute manière je mourrais. A cet instant notre héros oublia sa femme ses enfants et sa famille pour que vive l’Algérie. On entendait alors crier les djounouds Allah est Grand et les armes se remirent à crépiter. Il y eut d’énormes pertes des deux côtés. L’officier qui avait provisoirement épargné Si Miloud lui dit – toi je vais m’occuper de toi personnellement, on va d’abord te soigner. Un mois plus tard, il revient le chercher ; le fit monter dans un hélicoptère et lui dit – tu vois cette montagne, c’est là que tu m’as fait perdre plus de 500 soldats français. Et si je ne t’ai pas tué tout de suite, c’est parce que je voulais voir ton corps déchiqueté et tes os brisés. Et Si Belahouel fut éjecté de l’hélicoptère en criant Vive l’Algérie et son corps vint se fracasser là où périrent ses frères et nul ici à SIG en entendant son nom ne peut s’empêcher de rendre hommage à ce héros de la révolution.  B .Miloud

B .Miloud
Dimanche 1 Novembre 2015 - 17:19
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CULTURE
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