REFLEXION

Mariages à la dérive… !



L’union légitime d’un couple d’une région en Algérie, ne diffère pas trop de celle qui se fait dans d’autres régions du pays puisque les cérémonies de mariage sont pratiquement identiques. De toute évidence, que peut représenter l’alliance d’un homme et d’une femme au XXIe siècle ? Cela reste un sujet inquiétant pour des milliers de jeunes Algériens en âge de se marier. En tout état de cause, l’âge idéal pour fonder une famille particulièrement en Algérie, serait de moins de 30 ans concernant les femmes et de 35 ans pour les hommes, nous dit-on. Et si, par malchance, la jeune fille change d’avis sans le vouloir, on la taxe de vieille demoiselle ou vieille fille. D’autre part, notre société et traditions et religion obligent, n’admet en aucun cas qu’un couple vive sous le même toit sans être officiellement liés par les liens du mariage. Pour certains, le mariage est considéré comme un refuge, le moyen le plus honorable et légitime de fuir ou de se soustraire de l’autorité parentale. La plupart des femmes interrogées sur ce sujet ont reconnu qu’il est important de connaître son futur époux avant le mariage ; une simple entente dans un couple suffit pour effectuer le grand pas, précisent-elles. Il faut signaler que la dot varie entre 70.000 et 120 000 DA voire plus chez certaines familles sans oublier également les bijoux qui doivent être apportés à l’épouse et coûtant pas moins de 100.000 DA. Enfin, et comme les us et coutumes l’exigent, il faut aussi égorger quelques moutons à l’occasion fête nuptiale qui se tient généralement par un jeudi à l’intention des hommes et le vendredi pour les femmes, indique-t-on. Pour les familles nanties, ce genre de dépenses ne leur pose aucun problème, ils excellent même dans les plats de nourriture et autres fruits exotiques. Elles ne se soucient guère de la facture. Beaucoup de jeunes gens qui souhaitent s’unir selon notre religion ne peuvent le faire à cause de leur situation sociale précaire et aucune famille aujourd’hui n’accepte l’option de célébrer dans l’anonymat les noces de l’un de ses membres ; ça serait mal venu. En plus de cela, il faut ajouter plus ou moins 15 millions de centimes pour la location d’une salle des fêtes luxueuse pouvant accueillir plus de 200 invités de marque afin que l’on dise que c’est une véritable célébration de mariage. Les assiettes doivent être en verre cristal ou en porcelaine, ou encore une corbeille en osier avec serviette dessus, un carré de lin finement brodé en richelieu ou aux initiales des deux tourtereaux. Quant aux gâteaux qui vont les orner, leur nombre ne cesse de croître. Le mariage religieux ou civil n’est pas un sacrement, mais un contrat. Il peut être célébré dans la sphère privée par toute personne pieuse choisie par les familles, à condition qu’elle respecte quatre critères : présence de deux témoins, du tuteur de la mariée, accord sur la dot, énonciation de la formule par laquelle le père du marié demande la main de la jeune fille à son père.

Charef Slamani
Samedi 9 Juillet 2011 - 10:38
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CHRONIQUE
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