REFLEXION

Main tendue



Quand les puissants veulent défendre les opprimés, ils emploient de toute évidence les moyens les plus forts. Comme ce fut le cas au Kosovo et en Irak. Les grandes puissances interviennent en employant tous les moyens, tout comme pour aller à une vraie guerre. Tout l’arsenal sophistiqué est mis en branle : portes avions, bombardiers, chasseurs, dromes et autres… Comme il n’y a plus de guerres comme jadis, ils inventent des prétextes qui sont justifiés par des résolutions de l’ONU pour valider les interventions. Il faut bien faire usage des armes nouvellement fabriquées pour les tester. Quant aux dégâts causés, ils importent peu. Ces interventions militaires finissent par se traduire, forcément, en une véritable guerre. L’Irak en est l’exemple. Qu’est-il en train de se passer en Libye ? Après l’intervention de la France, suivie d’autres pays européens, voilà que l’OTAN (Organisation du Trait de l’Atlantique du Nord) prend le relais, comme si ces pays n’étaient pas en mesure de faire le sale boulot. Depuis mercredi 30 mars, les commandes de l’intervention militaire en Libye sont passées entre les mains de l’OTAN. Pour sa part, le ministre français de la défense, le général Gérard Longuet, insiste sur le fait que les alliés recherchent « une solution politique » au conflit. Après plusieurs sorties et plusieurs frappes aériennes ayant fait des victimes, entre autres, voilà qu’on assiste à un revirement de la situation, au lendemain de la défection du chef de la diplomatie, M. Moussa Koussa. Le ministre français de la défense parle alors de ‘’main tendue’’ à tous ceux qui comprennent que la solution de force n’est pas possible. Selon le général Gérard Longuet, le « groupe de contact sur la Libye » se réunira prochainement au Katar, puis en Italie à l’effet de soutenir le processus politique, en favorisant le dialogue. Pourquoi alors avoir recouru à l’intervention militaire? Serait-ce parce que M. Sarkozy avait précipité le pas aux Américains? Washington se dit être agacé par l’activisme de Nicolas Sarkozy et perçoit cette manœuvre comme étant un prélude à sa réélection en 2012. Les Américains ne voudraient pas réitérer en Libye les erreurs de l’invasion de l’Irak. L’Italie, pour sa part, pense que le meilleur pour Kadhafi, et pour tout le monde, serait que le dirigeant libyen accepte de partir en exil, tant que la cour pénale internationale ne l’a encore pas accusé. Mais l’Italie semble oublier que les insurgés demandent à ce que Kadhafi soit jugé pour ses crimes. M. Jupé, ministre français des AE envisage la création d’une gouvernance politique de l’opération libyenne, avec un groupe de contact placé à Londres. Le premier ministre turc, M. Erdogan appelle à un cessez-le-feu en proposant une médiation afin que le pays ne transforme pas en un nouvel Irak ou Afghanistan. Autant de solutions en suspens !

M. Bentahar
Samedi 2 Avril 2011 - 10:54
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CHRONIQUE
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