REFLEXION

Made in Djazair…l’exemple africain



Le monde récompense plus souvent les apparences du mérite que le mérite même. » dira le dicton.A la grande fête du ballon rond qui va s’ouvrir pour la première fois sur le sol africain à partir du 11 juin prochain, six (6) formations du continent noir s’aligneront, pour une première, sur la ligne de départ, contrairement aux habituelles cinq (5) places réservées à l’Afrique. Comme pour souligner un peu plus la domination qu’exercent les Occidentaux sur le football international, seule l’Algérie a fait confiance à un de ses fils (Rabah Saâdane) pour diriger son équipe nationale lors de cette médiatique compétition. Quelle image renvoie cette attitude quand on sait que l’Afrique mise gros sur ce tournoi pour démentir un certain nombre de clichés quotidiens qui lui sont collés ?Ce ne sont pas pour des motifs économiques que le recrutement de coachs nationaux en Afrique relève d’une gageure, car, le plus clair du temps, ces managers originaires du continent noir gagnent largement moins à la tête de leurs propres sélections nationales que leurs homologues occidentaux au même poste. Pourtant, le continent regorge de fins connaisseurs du foot qui sont soit d’anciennes vedettes célèbres , soit sont issus des mêmes centres de formation que leurs collègues blancs.Ne serait-il pas aisé aux dirigeants du football nigérian de démontrer à leurs compatriotes qu’un Austin Okocha à titre d’exemple est plus utile dans sa lecture du football nigérian qu’un Lars Edvin Lagerbäck (actuel patron des Super Eagles du Nigeria) ?. Les Joël Tiehi, Martial Yéo, Laurent Pokou etc. sont-ils trop émoussés intellectuellement en Côte d’Ivoire pour que le patron du foot ivoirien, “fasse le tour du monde” pour recruter à prix d’or le Suédois Sven Goran Ericksson ? Quel palmarès élogieux détient Paul Le Guen (actuel manager du Cameroun) de plus qu’un Roger Milla ou encore Joseph-Antoine Bell ?Abedi Ayew Pelé, Anthony Yeboah n’ont-ils jamais manifesté leur intérêt de présider aux destinées de l’équipe nationale de leur terre natale ou n’y ont-ils jamais été conviés?. Ces mêmes structures dirigeantes du football sur le continent noir sont les premières à ne pas mettre en place les conditions favorables à l’épanouissement professionnel et matériel des coaches en leur barrant notamment la route de stages de formation de haut niveau, en refusant de leurs accorder les mêmes privilèges que leurs camarades officiants à des postes égaux et provenant notamment de l’Europe. À la faveur de la première Coupe du monde de la FIFA organisée sur le sol d’Afrique, son football doit cesser d’être à l’image de l’impéritie de ses politiques. Une remarquable prestation en juin prochain de l’Algérie aux commandes de laquelle se trouve le local Rabah Saâdane ne pourra qu’accroître l’aura des coaches en Afrique…. un bel exemple à suivre…

Bendaouadji.N
Mercredi 9 Juin 2010 - 11:54
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CHRONIQUE
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