REFLEXION

MOTS POUR MAUX : Sommes- nous devenus amnésiques ?



Le temps qui efface tout, n’efface pas le souvenir.  Après 132 ans de colonisation française, avec tout ce que nos parents et aïeux ont enduré durant presque un siècle et demi comme extermination, asservissements, viols, exactions  et injustice, certains, pour la plupart des jeunes mais auxquels, on ne  peut pas leur en vouloir émigrent en France car ces derniers n’ont pas vécus la révolution et ses massacres. Cette jeunesse qui aspire soit disant à une vie meilleure au-delà des mers prétextant qu’ils vivent une vie de misérables chez eux et qu’en émigrant ils seront reçus avec tous les honneurs en menant la belle vie, mais malheureusement, ils se leurrent car en France sans argent c’est l’enfer.  Certes, qui ne tente rien, n’a rien, mais l’Occident ce n’est pas le Paradis, mais ils le sauront plus tard à leurs risques et périls. Mais là  où le bas blesse, c’est de voir que des personnes âgées et des moudjahidine qui ont combattu l’ennemi farouchement puissent  aller se réfugier chez lui  demandant sa protection et quémander presque l’aumône alors que nos parents nous ont appris que celui qui ne peut pas réussir dans son pays, pays de la facilité pour se faire de l’argent, ne pourra jamais le faire dans le pays des loups et des anciens tortionnaires qui ont fait subir à ses parents et aïeux, les pires  atrocités et tortures.  La France ne pourra jamais aimer les algériens alors qu’elle profite en tout de notre pays, à savoir de ses richesses, de la  force de travail de nos compatriotes à l’étranger ainsi que sur l’économie de la connaissance de nos intellectuels établis dans l’Hexagone. Nos enfants qui vivent dans la peur, le désarroi du fait qu’ils sont confrontés devant l’amère vérité à savoir sans emploi, sans protection sociale et surtout sans papiers, vivant dans la clandestinité se retrouvent maintenant entre le marteau et l’enclume et qui  pour la plupart d’entre eux désemparés et par orgueil masculin ne peuvent revenir au pays de peur de subir un affront des plus humiliant de la part de leurs proches.   Ceci prouve à plus d’un titre le manque de patriotisme et d’amour de leur pays. Il est à rappeler à nos  pauvres enfants qui ont pour la plupart d’entre eux  perdu espoir qu’il est préférable de vivre petit chez soi, que grand chez les autres. Les trois soit disant principes fondamentaux  dont la France se targue à savoir que cette liberté, égalité, fraternité n’est qu’un leurre pour tromper d’abord leurs concitoyens afin de les rendre plus esclaves  qu’ils ne l’étaient auparavant et encore moins les algériens ou tout autre africain, arabe ou musulman car si un quelconque problème diplomatique surgit entre l’Algérie et la France, nos enfants seront  les premiers à être reconduits illico presto vers leur pays d’origine  sous réserve d’être malmenés.  Il faut savoir une chose que même si mon pays a été injuste envers moi,  il m’est  très cher et ma communauté, même si elle a des préjugés envers moi  sera toujours très généreuse.  Peut-on oublier tous les génocides qu’a perpétré la France contre nous,  entre autre celui du 17 Octobre 1961 à Paris ? C’est pour cela qu’il faut mieux vivre avec fierté même sans le sou que sous la botte de l’ancien colon avec tout un trésor ? 

BENYAHIA EL HOUCINE
Mercredi 19 Octobre 2016 - 18:38
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CHRONIQUE
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