REFLEXION

MOTS POUR MAUX : Solidarité, quand tu nous tiens…



La distribution du mouton de l’Aïd El Adha nous a été bénéfique à plus d’un titre, elle nous a permis de pénétrer dans les entrailles de la misère que vit notre population, elle nous a permis de constater le niveau de détresse d’une grande partie des gens que nous côtoyons quotidiennement et dont on a aucune idée de leur condition de vie, elle nous a permis de ressentir ne serait-ce que le temps de la visite, la désolation et le désespoir et l’extrême seuil de la pauvreté et nous a permis de pleurer avec ces gens, leurs malheurs, et leurs infortunes. Ces accidentés du destin dont certains n’ont jamais touché aux commodités de la vie, supportent leurs maladies, leurs infortunes, leur dénuement, en un mot leurs malheurs sans se plaindre, sans quémander la pitié des autres. Ils supportent leur existence en disant El hamdou Lilah. Les cas sont si nombreux que l’on ne pourrait jamais tous les citer. Il y a ceux qui vivent à 6..7 et 8 personnes dans une même pièce de 3 x 3m et dont 2 ou 3 membres de la famille sont malades ou handicapés. Il y a certaines familles où il n’y a que des veuves avec leurs filles divorcées et à leur charge des enfants en bas âge, des adolescents sans travail et qui ne mangent qu’une fois par jour pour économiser le repas du surlendemain. Il y a ceux qui n’ont jamais fêté un Aïd El Adha de leur vie et qui à la vue du mouton qui leur a été offert ont tous pleuré de joie, parents et enfants. A l’exemple de cette fille de 20 ans qui s’est mise à genou et qui a commencé à embrasser le mouton comme si c’était un membre de la famille qu’elle n’a pas vu depuis longtemps. Il y a ceux qui sont dans le besoin le plus total et qui ne subsistent que par les dons des âmes charitables. Il y a ceux qui ne comptent plus sur les hommes et qui s’accrochent à la providence en ayant tout le temps dans leur bouche le proverbe « Li khleq ma ideya3 ». Et là encore on ne cite que leurs conditions humaines de vie, on ne traite pas de leurs conditions matérielles qui sont le logement, le mobilier, les commodités, les habits et j’en passe. On disait toujours que les gens du sud ou des hauts plateaux sont bien défavorisés par rapport aux gens du littoral, mais là c’est des gens qui vivent avec nous dans la même ville, dans le même douar, dans la même rue. J’ai l’impression que la politique sociale de l’Algérie n’a pas eu les résultats escomptés. Je crois qu’il faut revoir tous ces mécanismes pour une meilleure perception de la réalité et la prise en charge totale de tous les malheureux, des indigents, des laissés pour compte, des oubliés de la société. Parce qu’aucune âme sensible ne peut accepter de voir qu’en 2016 des gens vivent dans des conditions aussi dégradantes et inhumaines.

Réflexion
Mardi 13 Septembre 2016 - 17:42
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CHRONIQUE
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