REFLEXION

MOTS POUR MAUX : Sabotage d’une directive



Si la formation continue devient une nécessité absolue pour toute personne assumant une responsabilité au sein de la santé publique ; en particulier, la formation des cadres au niveau de l'université doit elle-même évoluer afin qu'elle s'adapte aux besoins de la société. En ce qui concerne l’Algérie, je peux dire que les professions pharmaceutiques ont pleinement joué leur rôle au service de la Santé et de l'Economie. Elles ont suivi le rythme du développement rapide qu'a connu le pays depuis l'indépendance. Pour situer le problème de la formation du pharmacien dans ce contexte ; permettez-moi de donner un aperçu de la situation de la pharmacie et des pharmaciens en Algérie. Actuellement, un nombre élevé de pharmaciens exercent en Algérie. Des textes législatifs font de notre profession l'une des plus réglementée en Algérie. Ainsi, chaque confrère exerce dans un cadre juridique bien défini. La formation des pharmaciens exerçant en Algérie a été assurée traditionnellement, et pour des raisons historiques, en France. Cependant, après l'indépendance, cette formation s'est quelque peu diversifiée. Des pharmaciens, quoiqu'en petit nombre ont été formés dans les autres pays francophones, essentiellement en Belgique et plus rarement en Suisse. Il faudrait ajouter qu'un certain nombre de pharmaciens ont été formés en Algérie, et quelques rares autres dans les pays du Moyen-Orient, notamment en Egypte, Syrie et Irak. L'enseignement de la pharmacie en Algérie, et plus précisément à la Faculté mixte de médecine et de pharmacie d’Alger, a débuté avant l’indépendance.  Cette Faculté a déjà sorti des promotions, parmi eux le chef du gouvernement « Ferhat Abbas » et son confrère dans la profession et la politique « Youcef  Ben Khedda ». L'Enseignement prodigué est fortement inspiré des programmes des Facultés Françaises depuis fort longtemps jusqu’à nos jours. Cette situation est le résultat du fait que, formés à l'étranger, ou dans notre pays, selon un modèle étranger, nos jeunes confrères acquièrent une formation qui, le moins que l'on puisse dire, ne répond pas à nos besoins. J'irai même jusqu'à dire qu'elle ne répond plus aux besoins du pays que nous avons pris pour modèle, car ce pays est en train d'étudier la réforme de ses propres études en pharmacie. Historiquement, les pharmaciens de l’ancienne génération, ont été formés en France selon un modèle qui a été, depuis modifié, voilà une cinquantaine d'années. Le Cursus des études en pharmacie commençait par une année de stage obligatoire dans une Officine, sous la responsabilité d'un Maître de stage. La dernière année des études devait permettre à la faculté de juger à travers les examens définitifs de l'aptitude de l'étudiant de 5ème année, à exercer sa profession de pharmacien, et ce, en s'assurant de ses niveaux de connaissances, tant sur le plan théorique que pratique.

 

Pr Yahia Dellaoui
Vendredi 2 Septembre 2016 - 17:52
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CHRONIQUE
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